Aller au contenu principal

10 associés, 4 fermes, une boucherie

Cinq couples d’éleveurs de parthenaises se sont associés pour créer leur propre boucherie-charcuterie. Elle a ouvert ses portes le 10 septembre dans les nouvelles halles de Cholet.

© AA

« Avec le marché de la viande qui est compliqué, le prix de départ de nos animaux est de plus en plus bas », regrette Maryline Auneau, éleveuse de parthenaises et une des
10 associés de la SAS 4 fermes. Pour y faire face, ces 4 fermes,  toutes des élevages de parthenaises, se sont associées pour créer leur propre boucherie-charcuterie-traiteur. Le but : mieux valoriser leur production, bien sûr « et aussi avoir un retour direct du consommateur sur notre travail », précise la jeune femme. 
La boucherie a ouvert ses portes le 10 septembre dans les nouvelles halles de Cholet.
Les éleveurs y proposent de la viande de leurs fermes mais aussi du porc, du veau et de l’agneau.
L’idée a émergé au Salon de l’agriculture en 2018. Les agriculteurs ont souhaité s’installer à Cholet « pour toucher un maximum de personnes et pour la facilité d’accès. » Mais les loyers se sont avérés exorbitants dans le secteur. «  Quand Olivier, un des associés, a appris qu’il restait des places dans les nouvelles halles de Cholet, nous avons tout de suite déposé un dossier auprès de la mairie ». Une fois le dossier accepté, « tout s’est rapidement enchaîné. »
Les éleveurs ont créé un local de transformation au Voide, sur la ferme d’un des couples associés, la Ferme de la Haute Jaminière. « Là-bas, nous réceptionnons les carcasses et  effectuons la transformation. » En plus des carcasses des animaux de la ferme - des femelles entre 6 et 8 ans -, les associés s’approvisionnent auprès d’un éleveur local en agneaux.
Comme la transformation est un savoir-faire, un boucher charcutier, Diego Boucault, a été embauché à temps plein.  Sur place, épaulé par les éleveurs, il effectue la découpe de la viande et réalise tous les produits transformés. « Nous sommes encore en période d’adaptation. Nous ajustons nos recettes si besoin... », explique Maryline Auneau.

En boutique, un éleveur est aussi toujours accompagné par le boucher-charcutier. « Chaque jour, nous faisons en sorte qu’un des 10 associés soit présent. » Un autre boucher, à la retraite, Jean-Claude Marcé est employé pour travailler en magasin. « Les premiers retours des clients sont bons mais nous devons encore fidéliser notre clientèle ». Surtout qu’il y a de la concurrence puisque 3 autres bouchers-charcutiers sont présents dans les halles.
Pour l’instant, une demi-bête des 4 élevages parthenais est écoulée via la boucherie. Côté organisation, « Patrice Huau passe dans les fermes et choisit les animaux qui partiront en priorité à la boucherie. » Un planning est réalisé sur 2 mois.  Dans ce projet ambitieux, les
5 couples associés sont très investis. « On se réunit toutes les semaines pour voir quels sont les points à améliorer. Nous sommes à l’écoute des conseils de Diego et de Jean-Claude. »

Préférant rester discrète sur le montant de l’investissement, Maryline Auneau précise : « il est réfléchi. Ramené à 10 associés, cela reste raisonnable. » Mais pour réussir, les associés se donnent les moyens : « on ne compte pas le temps qu’on y passe parce que nous sommes dans l’optique qu’il faut que ça marche. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

37 exploitations de Maine-et-Loire ont été concernées par une rupture de contrat avec l'entreprise. 
Lactalis a rompu leur contrat, que sont devenus ces éleveurs ?

Le 25 septembre 2024, Lactalis annonçait la rupture de contrat avec 37 exploitations du Maine-et-Loire. Aucune d'entre elles n…

Rapport à la moyenne annuelle de référence (1991-2020) des cumuls de précipitations en Maine-et-Loire en 2025.
Records mensuels de chaleur et de précipitations en 2025
Dans le département, le bilan météo de 2025 affiche des températures supérieures aux normales avec une hausse annuelle moyenne de…
Des contrôles des camions ont été effectués mercredi soir au rond-point de la Renaissance à Segré, à l'initiative des la FDSEA et des JA.
L'accord bientôt signé, les agriculteurs segréens prennent les devants
Le traité de libre-échange avec le Mercosur devrait être signé le 17 janvier prochain malgré l'opposition de la France. Dans le…
Sur l'exploitation de Clément Traineau, à Neuvy-en-Mauges.
Quelques désagréments et la solidarité agricole
Avec la grande douceur de novembre et décembre, le froid s'est installé avec, depuis une quinzaine de jours, des gelées puis…
Jérémy Biland, directeur d'Anjou Plants à Longué-Jumelles. La coopérative a investi dans un robot de traitement qu'il utilisera dans ses nouvelles serres hors sol. 
Anjou Plants, spécialiste du plant de fraisier, fidèle du Sival 

Implantée à Longué-Jumelles, Anjou Plants produit 14 millions de plants de fraisiers par an. Le Sival est un rendez-vous…

Le loup en Anjou

Entre contes fantastiques et récits documentés, le loup a hanté l'Anjou durant des millénaires. Pierre-Louis Augereau a suivi…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois