L'Anjou Agricole 09 juin 2016 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

A Nantes, mobilisation de la FDSEA et JA pour un paiement rapide de la Pac 2015

Une cinquantaine d’agriculteurs, dont une vingtaine d’Angevins, s’est déplacée le 7 juin devant l’ASP à Nantes pour demander la suspension des contrôles Pac.

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«Nous demandons l’arrêt des contrôles terrain tant que la Pac 2015 n’est pas soldée ». Le message délivré par Jean-Marc Lézé, président de la FDSEA, devant le directeur de l’ASP (Agence de service et de paiement) à Nantes ne peut être plus clair.
Dans un contexte social tendu, alors que la crise agricole perdure et que le dossier Pac s’embourbe, la FDSEA et les JA ont souhaité reprendre la parole et porter les revendications agricoles (voir ci-dessous). Près de 80 départements étaient également en action au même moment, sous des formes diverses (rencontre avec les préfets, les parlementaires, blocage des DDT…).

20 000 € en attente de paiement
De leur côté, la FDSEA et les JA du Maine-et-Loire avaient décidé, avec leurs collègues de Loire-Atlantique, d’interpeller les responsables régionaux de l’ASP.  « Ce sont eux qui sont chargés de la mise en paiement de la Pac et des MAEC et ce sont eux qui sont responsables de ce bazar généralisé ».
Les responsables syndicaux ont tout d’abord dénoncé que des contrôles de la Pac 2015 aient encore lieu alors que les aides ne sont pas totalement versées : « dans certaines exploitations, ce sont plus de 20 000 € qui sont en attente de paiement, notamment chez les exploitations ayant souscrit des MAEC ou qui ont changé de numéro Pacage en 2015 ». Ces dysfonctionnements de l’administration sont un préjudice grave pour les agriculteurs, surtout que les comptabilités sont basées sur ces versements d’argent et que les banques et autres créanciers commencent à perdre patience. Ce qui fait mettre en colère un responsable JA : « l’état nous met sur la paille, notamment les jeunes installés et les récents investisseurs ».

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 10 juin 2016.

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la phrase de la semaine

près d’un quart des chefs d’exploitation ou co-exploitants sont des femmes, contre 8 % en 1970.

A déclaré Jacqueline Cottier, éleveuse à Champteussé-sur- Baconne, présidente de la commission nationale des agricultrices

Le chiffre de la semaine
- 20 %
La production européenne de pommes est en retrait de 20 %

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