L'Anjou Agricole 31 mai 2018 à 14h00 | Par L'Anjou Agricole

L'élevage promu auprès d'Audrey Pulvar

Vendredi 25 mai, l’éleveur de charolaises, Michel Brossier, a accueilli sur son exploitation à Saint-Hilaire-du-Bois, Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’Homme.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © AA

Audrey Pulvar était en visite en Anjou, vendredi 25 mai. Sur l'exploitation de Michel Brossier,
à Saint-Hilaire-du-Bois, elle n'avait pas sa casquette de journaliste mais celle de présidente de la Fondation pour la nature et l'Homme (fondée en 1990 par Nicolas Hulot). L'ONG travaille en faveur de la transition écologique. Cette visite sur une exploitation angevine lui a permis de mieux comprendre les enjeux de l'élevage sur le territoire. « Ma ferme ne fait pas exception. C'est une exploitation familiale. Elle représente de nombreuses exploitations du territoire », souligne l'éleveur de charolaises. L'agriculteur est éleveur naisseur-engraisseur avec 60 vêlages par an. Ses 75 hectares servent exclusivement pour l'alimentation du troupeau. Il est aussi producteur d'énergie : il produit de l'électricité grâce à des panneaux photovoltaïques, du bois déchiqueté avec ses haies et du biogaz avec la SAS Bioénergie.

Elevage : un service rendu à la nature
La fondation souhaite faire tendre l'agriculture française vers une agriculture biologique. « Mais le chemin pour y arriver est long et nous sommes  en faveur d'abord de l'agroécologie », précise la présidente de l'ONG. Michel Brossier a déjà réfléchi à une conversion en bio. « Ce modèle économique ne serait pas rentable sur mon exploitation. Il me manque de la surface. » Mais l'agriculteur a à coeur « de transmettre une exploitation avec une bonne qualité d'air et d'eau. » La présidente de la FNH a aussi fait part de sa vision partagée avec Interbev, l'interprofession de viande bovine. « Nous avons conscience du service rendu à la nature par les éleveurs. Et défendons une meilleure valorisation de cette production. » Pour autant, celle-ci a aussi fait part de sa réticence face à une certaine taille d'élevage. « Avec une exploitation de grande taille, je m'interroge sur les questions de bien-être animal... » Des interrogations balayées d'un revers de main par les professionnels. « Il ne faut pas faire de confusion entre taille d'exploitation et bien-être animal », souligne Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 1er juin 2018.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Nous exigeons des dérogations pour les filières où les alternatives n’existent pas ou sont très insuffisantes

ont déclaré 7 organisations de producteurs suite à la publication le d’un décret définissant les substances actives de la famille des néonicotinoïdes.

Le chiffre de la semaine
700 000 km
de haies entretenues en France par des éleveurs et agriculteurs. Grâce à leur travail et leurs animaux, les sols stockent le carbone, les prairies permettent l’épuration des eaux et la biodiversité se conserve sur nos terres.