Aller au contenu principal

Accompagner la résilience des exploitants

L’AG de l’association Reagir 49, mercredi 5 juin à Angers, a été le cadre d’une table ronde consacrée au soutien collectif des agriculteurs en difficulté.

Les participants à la table ronde consacrée à la résilience des exploitants agricoles, lors de l’AG de l’association Reagir mercredi 
5 juin à la Maison de l’agriculture, à Angers. De g. à d. : Olivier Traineau pour JA 49 ; Pierre-André Charbonnier pour Terrena ; 
Alain Brianceau pour le Crédit agricole Anjou-Maine ; Christophe Grosbois pour la Chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire.
Les participants à la table ronde consacrée à la résilience des exploitants agricoles, lors de l’AG de l’association Reagir mercredi
5 juin à la Maison de l’agriculture, à Angers. De g. à d. : Olivier Traineau pour JA 49 ; Pierre-André Charbonnier pour Terrena ;
Alain Brianceau pour le Crédit agricole Anjou-Maine ; Christophe Grosbois pour la Chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire.
© AA

Reagir 49 regroupe la majorité des organisations professionnelles de Maine-et-Loire : FDSEA et JA, MSA, coopératives, centres de gestion, Cuma, Solidarité Paysans, etc. Anciennement connue sous le nom de Aide, l’association soutient les agriculteurs en situation fragile, avec le concours financier de la Région et du Département. Elle a tenu son assemblée générale mercredi 5 juin à la Maison de l’agriculture, à Angers. Une quarantaine de personnes y ont assisté. À cette occasion, la question de l’accompagnement collectif de la résilience des exploitants a été évoquée lors d’une table ronde. Christian Petiteau, responsable stratégies d’entreprises à la Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire et animateur de Reagir 49, a justifié le choix du thème : « en 2018, sur les 22 diagnostics de fragilité que nous avons pris en charge, nous avons observé de plus en plus de cas de précarisation financière et/ou affective chez des nouveaux installés. Que ce soit en raison d’une séparation familiale, d’une calamité naturelle ou autre. Pour eux cela peut déraper très vite, d’autant qu’ils sont nombreux à ne pas pouvoir toucher la dotation jeunes agriculteurs ». Autre constat majeur, pointé notamment par Mireille Deslandes, responsable de l’action sanitaire et sociale à la MSA 49, celui de la surcharge de travail à la ferme. « On augmente les volumes produits afin de compenser les baisses de prix du lait et de la viande, mais c’est comme cela que certains se retrouvent débordés. » Invitées du débat, quatre personnalités qualifiées ont livré leur vision des ressources à mobiliser pour sortir de tels contextes de crise.

Selon Olivier Traineau, membre du bureau de Jeunes agriculteurs Maine-et-Loire, il faut avant tout s’appuyer sur le « réseau ». « C’est plus facile d’échanger sur des sujets délicats quand on est membre d’un club sportif ou d’un syndicat, avec des gens que l’on connaît bien. » « Les jeunes devraient être plus nombreux dans les instances de décision, abonde Pierre-André Charbonnier, président du conseil de développement territorial Val-de-Loire chez Terrena. Ça leur éviterait de trop s’enfermer dans leur processus d’installation. »

Difficile en effet de se montrer lucide sur sa propre fragilité : c’est pour cela qu’il importe « d’etre accompagné par un conseiller de gestion ou un conseiller bancaire, en mesure de prendre de la hauteur sur l’état financier de l’exploitation », estime Alain Brianceau, chargé d’expertise au Crédit agricole Anjou-Maine. Dans un second temps, néanmoins, l’agriculteur devra évoluer d’une posture passive à une attitude proactive.

Par exemple en convoquant lui-même une réunion avec la MSA, son ou ses créancier(s), la banque, en vue d’établir un plan de désendettement. Le représentant du Crédit agricole incite également à utiliser l’outil informatique du « budget de trésorerie », afin de disposer d’une prévision en temps réel des recettes et des dépenses de l’entreprise, et surtout de mieux anticiper les périodes creuses sans avoir à les subir.

« Quand on démarre, c’est tout de même difficile d’être à la fois gestionnaire, technicien, ouvrier, vendeur, communicant, tempère Christophe Grosbois, conseiller bovin viande à la Chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire. Chef d’entreprise agricole, ce n’est pas inné. » De ce point de vue, un supplément de formation des exploitants semblerait bien utile.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Erwan Baron (Pépinières Chauviré), président de Verdir Pays de la Loire.
« Défendre l'achat local de végétaux auprès des maîtres d'ouvrage »

Vous avez été récemment élu président du bureau de Verdir Pays de la Loire pour un mandat de trois ans.…

Le portail Chorus est ouvert depuis le 1er mai pour les demandes de remboursement concernant le mois d'avril.
Comment fonctionne le remboursement de l'aide sur le GNR agricole ?

Un décret publié le 2 mai vient préciser les modalités pratiques de l'aide destinée aux utilisateurs de carburants agricoles (…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
Crise au Moyen-Orient : les aides de la MSA
En raison de la crise au Moyen-Orient qui entraîne, notamment, l'augmentation des prix du Gazole Non Routier (GNR), des mesures d…
Reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle dans le Maine-et-Loire

Onze communes du Maine-et-Loire sont concernées par une reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle au titre de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois