L'Anjou Agricole 22 novembre 2018 à 14h00 | Par Romain Devaux

Anne-Marie Poupard : “Construire des projets à partir du local”

Anne-Marie Poupard, 45 ans, élève des lapins à Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire). L’agricultrice se présente pour la première fois aux élections Chambre en janvier 2019, sur la liste FDSEA-JA.

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Anne-Marie Poupard.
Anne-Marie Poupard. - © AA

« Ce qui m’anime, c’est de montrer notre savoir-faire d’éleveur. Il y a une telle méconnaissance du milieu rural ! ». Anne-Marie Poupard se présente aux élections Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire, avec la conviction que « l’engagement est important, d’autant plus dans une période où l’agriculture est en pleine mutation ». Pour l’agricultrice, cette première candidature s’inscrit dans la logique de son parcours professionnel et de ses différents engagements. Elle a monté, en 2005 un atelier lapins, après avoir exercé 9 ans le métier de fleuriste salariée dans le Saumurois, sa région d’origine.
Anne-Marie Poupard vend 35 000 lapins par an, soit environ 4 000 à 4 500 lapins/bande  toutes les 6 semaines. « C’est du 7 jours sur 7, mais je me suis organisée. On écope de  mauvaises années, mais si c’était à refaire je le referais », explique l’éleveuse. D’où vient cette détermination ? « J’ai pris des engagements qui me passionnent. C’est une filière pleine de défis ». Le nombre d’élevages diminue constamment et la consommation baisse. « Les Pays-de-la-Loire représentent 50 % de la production nationale de lapins. Alors, si on n’est pas les meneurs, qui le sera ? ».

Il y a quelque temps, elle a mobilisé d’autres éleveurs de lapins des Mauges pour chercher, ensemble, des solutions à la baisse de consommation de cette viande. Chacun a tissé des liens avec des cuisiniers de cantines scolaires afin de dynamiser la filière longue de proximité. « Aujourd’hui, quand on nous voit, on pense lapins », sourit-elle.
S.H.

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la phrase de la semaine

Cette action de délation gratuite et sans fondement est indigne d’une organisation internationale comme Greenpeace.

s’indigne C. Morançais, présidente du Conseil régional, suite à une campagne de Greenpeace recensant de manière péjorative des fermes qui ne correspondent pas à leur vision de modèle agricole

Le chiffre de la semaine
1,20
Le 3 décembre, l’Assemblée nationale a confirmé une exonération de charges pour les employeurs de saisonniers agricoles, avec un seuil de 1,20 Smic pour 2019 et 2020.

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