L'Anjou Agricole 27 février 2020 à 11h00 | Par AA

Année compliquée pour le maïs semence

L’assemblée générale des producteurs de maïs semence s’est tenue mercredi 26 février.

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Après une année 2018 réussie, 2019 fut plus compliquée pour les producteurs de semence de maïs. Dans le Maine-et-Loire, les objectifs de production n’ont été remplis qu’à 73,28 %, constituant ainsi la 2ème plus mauvaise année de ces 40 dernières. Ce résultat s’est fait ressentir lors de l’assemblée générale du Syndicat des producteurs de maïs semence du Maine-et-Loire (SPSM 49), qui s’est déroulée à Saint-Mathurin-sur-Loire mercredi 26 février.
Représentant 2 948 ha semés en 2019, la centaine de membres présents, sur les 138 du syndicat, ont pu constater les difficultés que l’ensemble de la filière a subi, se répercutant sur les comptes, présentés par Emmanuel Lachaize, trésorier du syndicat et président de la FDSEA. « La sécheresse et les fortes températures ont fortement perturbé la fécondation », constate Christophe Raveau, secrétaire du syndicat. Ainsi, les pertes cumulées ont avoisinées les 3 700 000 €, déclenchant l’intervention de l’assureur historique du syndicat, Groupama, mais également de la caisse de risque.

Inquiétudes des producteurs
Les producteurs s’inquiètent pour la filière. Ainsi, suite à une enquête menée par l’AGPM, 31 % des multiplicateurs auraient déjà songer à arrêter la production (dont la moitié car la culture n’est pas assez rémunératrice). Les attentes quant aux mesures incitatives économiques sont de plus en plus élevées (75 % contre 60 % en 2016), et s’ajoutent aux attentes sur d’autres thématiques. En effet, les ZNT sont une nouvelle fois au cœur des tensions. « On s’interroge. Le texte n’est pas clair, et est source de contentieux, du fait des nombreuses interprétations que l’on peut en faire », témoigne Emmanuel Lachaize. Autre sujet majeur, l’eau, et le potentiel changement de station de référence, passant de Montjean-sur-Loire à Saumur.
« La station de référence saumuroise ne nous convient pas, si les seuils restent les mêmes. Il faut réviser les seuils », affirme le trésorier du syndicat. Les producteurs présents ont également mis en avant la difficulté à recruter de la main-d’œuvre, tant quantitativement que qualitativement. Limagrain, par l’intermédiaire de Denis
Gentilhomme, a tenu a réaffirmer son soutien aux producteurs ligériens, tout en les alertant sur les niveaux de pureté constatés, en-deçà des attentes du groupe.

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