L'Anjou Agricole 17 septembre 2020 à 16h00 | Par AA

Après les équins, un veau mutilé près d’Angers

Le week-end dernier, un veau a été mutilé et tué dans un pré à Cantenay-Epinard. Depuis, l’éleveur et des voisins s’organisent pour mettre les troupeaux sous surveillance.

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Jean-Pierre Dolbois, éleveur à la ferme du Petit Vaux à Cantenay-Epinard, près d’Angers : « pour moi c’est un crime et il faut retrouver les coupables rapidement ».
Jean-Pierre Dolbois, éleveur à la ferme du Petit Vaux à Cantenay-Epinard, près d’Angers : « pour moi c’est un crime et il faut retrouver les coupables rapidement ». - © AA

Jean-Pierre Dolbois a du mal à trouver le sommeil ces derniers jours. Dimanche dernier cet éleveur de Cantenay-Epinard a constaté qu’il manquait une génisse de deux mois dans son troupeau de limousines. Il l’a retrouvé « baignant dans son sang, les deux oreilles coupées, ainsi que la langue, le museau et la moitié de la queue ». Tout avait été emmené, aucun des organes découpés n’a été laissé sur place. En autopsiant le veau, le vétérinaire s’est aperçu qu’il avait reçu une flèche afin de l’immobiliser.
« On se demande qui peut faire des monstruosités pareilles et surtout pourquoi », s’interroge l’éleveur.
Il a aussitôt prévenu les services de gendarmerie. L’enquête est en cours, confiée à la brigade de Segré qui croise actuellement toutes les informations reçues ces derniers temps. Mais pour le moment, aucune piste sérieuse.


Des rondes nocturnes s’organisent
Cette mutilation d’animaux est la énième depuis plusieurs semaines, mais la nouveauté c’est que les auteurs s’en prennent désormais à des bovins. Plusieurs cas ont été remontés, dont un en Sarthe.
Pendant ce temps, Jean-Pierre Dolbois est sur le qui-vive  : « on devient méfiant et on est à l’affût du moindre bruit ».
La solidarité agricole se met en place, avec des rondes organisées la nuit pour surveiller les troupeaux. Une situation inquiétante, car un dérapage peut vite arriver en cas de confrontation avec des personnes mal intentionnées. La gendarmerie appelle d’ailleurs à ne pas intervenir directement mais à signaler toute information immédiatement en composant le 17 ou en appelant la gendarmerie locale.

D.B.

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