Née en Maine-et-Loire il y a quatre ans, à l’initiative du Conseil général, l’opération Pommes au collège fait des émules. Elle est étendue cette année au département voisin de la Sarthe et devrait l’être à la France entière en 2010, a déclaré Philippe de Guénin, directeur de la Draf, lundi, au collège François Villon, aux Ponts-de-Cé, où étaient réunis tous les partenaires de l’opération. Le syndicat des producteurs de fruits organise, avec le Jardin de cocagne angevin, la mise en œuvre de l’action. Subventionné à hauteur de 23 305 euros par le département, Pommes au collège a reçu cette année pour la première fois également le soutien de l’État. « Nous avons débloqué 66 000 € pour le Maine et-Loire et la Sarthe cette année », a précisé Philippe de Guénin.
L’objectif de cette action est double : donner aux jeunes le goût des fruits frais, en participant notamment à la prévention de l’obésité, et soutenir la filière arboricole. En Maine-et-Loire, chaque année l’opération gagne en envergure ; elle passe cette année de deux semaines à quatre semaines, elle concerne 84 collèges publics et privés du département, soit la quasi-totalité des établissements. Y seront distribués, entre le 16 novembre et le 11 décembre, 26 tonnes de pommes, ce qui représente environ 160 000 fruits. En plus, dans huit collèges, des interventions réalisées par le syndicat de producteurs de fruits de Maine et-Loire et Interfel, portant sur la production et les atouts santé du produit, sont aussi prévues. Pour Bruno Dupont, président des syndicats national et départemental des producteurs de fruits, mais aussi secrétaire général d’Interfel, « il est essentiel que l’on parle, à travers ces distributions des produits, des territoires, des hommes et des savoir-faire de toute une filière. Nous nous sommes rendu compte qu’il y a un manque de connaissance de la production et du produit chez les jeunes ». À l’instar des distributeurs de barres chocolatées, Bruno Dupont voudrait voir s’installer, « des distributeurs de fruits dans tous les lieux publics. Cela marche en Hollande, pourquoi pas en France ? ». Moyen d’éducation au goût, cette opération offre aux élèves la possibilité d’apprécier la variété des saveurs. Ils croquent cette année des rubinette et des honey crunch, « À cet âge, en pleine forme, les jeunes sont moins sensibles à la dimension santé du produit, expliquait Céline Dupuydauby, diététicienne à Interfel. Dans notre message, nous insistons surtout sur le côté plaisir de la consommation de fruits et légumes ».
S.H.
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