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Recherches pour accélérer la sélection des fruits

L’Inra Angers-Nantes pilote un nouveau programme européen.

22 mars 2011 L'Anjou Agricole Vu 826 fois
François Laurens, chercheur et coordinateur du projet Fruits Breedomics. Avec ce nouveau programme, Angers confirme sa place d’unité de référence au niveau mondial sur le pommier.

François Laurens, chercheur et coordinateur du projet Fruits Breedomics. Avec ce nouveau programme, Angers confirme sa place d’unité de référence au niveau mondial sur le pommier. - © AA

Un nouveau programme de recherche européen, portant sur la pomme et la pêche, vient de démarrer au 1er mars. Il est coordonné par le
chercheur angevin François Laurens : “L’objectif de Fruits Breedomics est d’améliorer l’efficacité de la sélection des arbres fruitiers, en comblant le vide entre la recherche scientifique en génétique et les applications potentielles en sélection de nouvelles variétés”, explique-t-il.
Le projet va s’appuyer, entre autres, sur la connaissance du génome du pommier, dont le séquençage a été publié l’été dernier. Grâce à la génomique, la durée de sélection des nouvelles variétés devrait, à l’avenir, être raccourcie (il faut rappeler que le croisement de la pomme Ariane, lancée en 2003, avait été réalisé en… 1979). Il sera possible, en effet, de sélectionner, dès le premier stade de végétation, des gènes de résistance aux parasites ou de qualité (non farinosité, jutosité…), sans attendre que l’arbre porte ses fruits. Les chercheurs vont bénéficier du matériel végétal très riche de l’Inra d’Angers, une collection de 1 500 variétés de pommiers.
Breedomics s’inscrit dans le prolongement des projets Dare, sur la résistance aux maladies, Hidras et Isafruit, sur la qualité des fruits. D’une durée de 4 ans et demi et doté d’un budget de 10 millions d’euros (dont 6 millions de fonds européens), il rassemble 18 instituts de recherche, en Europe mais aussi en Israël, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande et Chine. Il associe cinq pépiniéristes (dont les Pépinières du Valois et Davodeau-Ligonnière). Les avancées du projet seront également diffusées auprès d’un expert issu de la profession arboricole.

S.H.

 

 

 
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