L'Anjou Agricole 04 août 2020 à 11h00 | Par AA

Atteindre l’autonomie protéique

Le toastage est une solution permettant d’augmenter la valeur protéique des graines. Alors que la récolte de féveroles est terminée, il peut être intéressant de se pencher sur cette technique.

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- © AA

A Ombrée d’Anjou, Damien Robert, du Gaec LG Bio, utilise le toaster mobile de Joël Guégan depuis trois ans. En agriculture biologique, cette exploitation a un potentiel de 785 000 litres de lait. Les 140 ha (dont 110 en prairie et 30 en céréales) permettent de nourrir 110 vaches à la traite. Le troupeau est composé de montbéliardes et de prim’holstein. Sur l’exploitation, l’autonomie est primordiale. « On cultive environ 25 ha d’un mélange céréalier riche en légumineuses », témoigne Damien Robert. Ce mélange est composé d’orge, d’avoine, de blé, d’épeautre, de pois et de féverole, et a présenté un rendement de 37 quintaux cette année, pour environ 80 tonnes au total. « On cherchait à augmenter notre production, c’est pour cela que nous avons essayé le toastage. C’est désormais chose faite ! économiquement, c’était bien plus rentable que d’acheter des compléments ».

Un chantier chronophage
Ces compléments sont toujours utilisés, et dorénavant il faudrait augmenter la surface pour atteindre l’autonomie complète.  Le toastage a permis d’augmenter le nombre de passage à la traite (l’exploitation dispose d’un robot), a augmenté de 30 % la valeur protéique des légumineuses et de 20 % celle des céréales. « économiquement, c’est très intéressant, surtout en bio. Au total, on met 5 jours pour le chantier. Il faut nettoyer en amont les graines, puis les toaster. Ensuite, on les ventile pendant deux jours. C’est sûr que c’est une contrainte, mais ça vaut le coup », détaille l’éleveur. Lors du toastage, un chauffeur et un associé restent en permanence à côté de la machine afin de s’assurer du bon déroulement des opérations. « C’est clairement une solution à démocratiser si l’on veut développer l’autonomie protéique des exploitations », conclut Damien Robert.

 

Retrouvez l'article complet dans l'Anjou Agricole du vendredi 7 août.

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Je suis fâché après cette décision sur les maïs qui peuvent être importés d’Ukraine

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