L'Anjou Agricole 07 mars 2019 à 16h00 | Par AA

Avec quoi alimenter son méthaniseur ?

En partenariat avec les acteurs du gaz et les collectivités, la Chambre régionale d’agriculture lance une campagne de sensibilisation sur les atouts de la méthanisation.

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Les participants à la réunion d’information sur la méthanisation, organisée par la Chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire, mardi 5 mars à Bouchemaine.
Les participants à la réunion d’information sur la méthanisation, organisée par la Chambre d’agriculture des Pays-de-la-Loire, mardi 5 mars à Bouchemaine. - © AA

11. Comme le nombre d’unités de méthanisation agricole actuellement en service en Maine-et-Loire. Particulières ou collectives. Les méthaniseurs produisent du biométhane, susceptible de cogénérer de l’électricité et de la chaleur, ou injectable dans le réseau de gaz naturel. Le digestat peut quant à lui être employé en fertilisation.

Les intérêts de la méthanisation sont multiples : énergétique, écologique, financier... Aussi, afin de mobiliser et accompagner les bonnes volontés, la Chambre d’agriculture, en collaboration avec GRDF, GRTgaz, l’association Aile et les collectivités locales, vient de lancer une campagne de sensibilisation. Une réunion a eu lieu mardi à Bouchemaine, animée par Sophie Benchimol, chargée de mission énergie à la Chambre.


« Tout est méthanisable »
La plupart des agriculteurs présents réfléchissent à l’opportunité d’installer un méthaniseur chez eux, ou de rejoindre un collectif. Leurs questions portaient d’abord sur les approvisionnements en matières premières. « Tout est méthanisable » sur une exploitation, répond Sophie Benchimol. Des fumiers aux déchets verts, en passant par les pailles. Néanmoins, la réglementation interdit d’apporter plus de 15 % de maïs ensilage. « Les effluents d’élevage et les cultures intermédiaires sont les plus méthanogènes », note la chargée de mission. Les cultures intermédiaires à vocation énergétique permettent surtout de lisser les apports dans le digesteur, tout au long de l’année. A condition d’atteindre les 4-5 t de matière sèche / ha, pour que l’opération soit rentable. « Des exploitants passent leurs 1ères coupes de graminées en alimentation animale, et les suivantes en méthanisation. »
D’autre part, « le méthaniseur a besoin d’un milieu stable, à pH neutre, riche en bactéries et en oligo-éléments », souligne Sophie Benchimol. Par conséquent, si on l’alimente avec un seul type de matière organique (MO), des feuilles par exemple, la dégradation trop rapide des nutriments risque d’engendrer un excès d’acidité.
En préalable à tout portage de projet méthanisation, la chargée de mission de la Chambre insiste donc sur la nécessité d’identifier les gisements les plus variés possibles à proximité, et de s’assurer de leur potentiel méthanogène.


Vincent Faure

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