L'Anjou Agricole 11 janvier 2018 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Bientôt un vignoble-verger expérimental à Juigné-sur-Loire

Daniel Macault, viticulteur à Juigné-sur-Loire (commune nouvelle des Garennes-sur-Loire), va implanter une parcelle expérimentale de vigne et d’arbres fruitiers.

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Daniel Macault attend de voir l’évolution de la biodiversité sur cette parcelle et les interactions entre les différentes cultures.
Daniel Macault attend de voir l’évolution de la biodiversité sur cette parcelle et les interactions entre les différentes cultures. - © AA

 

"Je verrai les résultats d’ici dix ans", dit-il avec décontraction. Viticulteur sur 70 hectares à Juigné-sur-Loire, sur le vignoble d’Anjou, Daniel Macault va implanter avec l’Association technique viticole (ATV 49) et la chambre d’agriculture, une parcelle à titre expérimental. Il a choisi une terre non classée de 80 ares, jouxtant des maisons d’habitation et un sentier de randonnée, laissée en jachère depuis quelques années après un arrachage de vigne. «  Je voulais découvrir l’agroforesterie, et comme il n’y a pas de vraie parcelle expérimentale dans le secteur, je me suis lancé », explique le viticulteur adhérent au réseau Dephy Ecophyto. Les arbres fruitiers seront plantés en janvier et les pieds de vigne, au printemps prochain, pour une première vendange en 2021.

Le principe : alterner 7 rangs de vigne et un rang d’arbres fruitiers, et ainsi de suite. Dans les rangs de fruitiers, seront plantés des pommiers, des poiriers, des pruniers, des abricotiers, des cerisiers. Et entre ces arbres hautes tiges, espacés de 8 mètres chacun, vont être insérés des arbustes pour produire des petits fruits (framboises, cassis, groseilles...). «  L’idée, c’est d’avoir des fleurissements qui s’étalent et donc d’offrir des refuges toute l’année aux petites bêtes », explique Daniel Macault. Cette plantation en agroforesterie aura aussi l’avantage de varier le paysage, en «  évitant  les “mers de vigne”.  Même si je sais qu’on ne fera jamais un vignoble entier comme cela, on peut, pourquoi pas, l’envisager plus tard sur une quinzaine d’hectares »...

Lire l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 12 janvier 2018.


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