L'Anjou Agricole 26 septembre 2019 à 10h00 | Par Romain Devaux

Bio et responsable

Mardi 24 septembre, Vegepolys Valley et un de ses adhérents, Bioplants ont organisé une journée sur la mise en place de la RSE. La PME s’évertue à produire et commercialiser des herbes aromatiques bio de manière durable.

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- © Bioplants

Installée dans les anciennes serres Albert Camus à Saint-Martin-du-Fouilloux, la jeune entreprise Bioplants produit, chaque année, 3 millions de pots d’herbes aromatiques en agriculture biologique. Basilic, menthe, ciboulette, thym, romarin,  persil, coriandre... 17 références sont vendues pour la grande distribution généraliste et spécialisée sous la marque “Tout frais, tout bio” dans un rayon de 350 km.
Depuis 2015, elle s’est engagée dans une démarche RSE (responsabilité sociétale de l’entreprise). C’est-à-dire ? L’entreprise met en place un ensemble de pratiques dans le but de respecter les principes du développement durable (social, environnemental et économique). L’entreprise est labellisée PME+ et Bio ED. En collaboration avec Vegepolys Valley, la PME a ouvert ses portes pour expliquer la mise en place de sa démarche, mardi 24 septembre.
« C’est un nouveau paradigme de la transparence vis-à-vis du marché, souligne le directeur général, Angel Rodriguez. Notre entreprise s’appuie sur une équipe créative et très autonome pour s’améliorer en permanence. » Bioplants emploie 11 salariés permanents et 15 saisonniers dans l’année. Soit 17 ETP sur un an.

Dès sa création, en 2010, Bioplants, filiale de l’entreprise familiale Max Schwarz, (Villigen, Suisse), œuvre à proposer des produits frais dans un système de production le plus durable possible. Dans les 1,3 hectares de production en serre verre, « nous irriguons avec de l’eau de pluie récupérée sur les toits de serres », explique Agnès Salaün, cheffe de production et qualité de Bioplants. L’entreprise a 3 000 m3 de stockage d’eau pluviale. L’amendement organique est directement apporté dans l’eau d’irrigation.
« Nous travaillons en vase clos. Grâce à un système de marées montantes ou descendantes, les pots stockés sur des tablettes sont arrosés. L’eau qui n’a pas servi est ensuite récupérée et remise en circulation. »

Lutte intégrée
Pour lutter contre les ravageurs, Bioplants privilégie la protection biologique intégrée avec des lâchers d’auxiliaires. « Par exemple, on lâche des larves de chrysopes pour lutter contre les pucerons. Nous avons installé à l’extérieur  une prairie fleurie pour favoriser un écosystème. » Chaque serre accueille une culture, « pour adapter le climat en fonction de la plante », précise Aude Montovert, en charge de la RSE dans l’entreprise. « Aucun produit phytosanitaire n’est utilisé en systématique. Notre travail passe par beaucoup d’observation. »

Fraîcheur et écoemballage
Toute la chaîne de production est au maximum optimisée pour limiter les interventions. Les 17 références sont toutes produites dans la même référence de pot. « Au départ, les pots sont très serrés sur les tablettes et au fur et à mesure du développement de la plante, nous espaçons les plants », note Aude Montovert. Chaque plante est emballée sur place, le jour de la livraison. « Les pots sont ensuite livrés dans les plateformes et le lendemain, ils sont dans les magasins. On doit proposer un produit très frais », note le commercial Ludovic Michel.  
Dans un souci environnemental, l’entreprise n’utilise que des pots avec des matières premières biosourcées, compostables, fabriquées en Sarthe. Pour la commercialisation, les herbes aromatiques sont dans un emballage transparent qui, lui aussi, est 100 % naturel et compostable. Les cartons pour le transport et la vente sont aussi recyclables et locaux, fabriqués à Durtal.

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la phrase de la semaine

J’aimerais voir 40 à 60 projets de demandes, donnez-nous des dossiers,

a fait savoir le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, aux responsables de la confédération des Vignerons indépendants, le 28 novembre, et quelques jours après les inondations dans le Sud.

Le chiffre de la semaine
350 à 400
salariés permettent chaque année de répondre aux besoins en remplacement de 800 à 900 agriculteurs dans le Maine-et-Loire.

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