L'Anjou Agricole 21 avril 2016 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Biodiesel : Avril veut réduire sa production face à une baisse des commandes

Avril a présenté, le 20 avril en comité central d’entreprise extraordinaire, un projet de baisse temporaire de sa production de biodiesel « pour faire face à des conditions de marché défavorables », a-t-il annoncé.

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- © Avril

Le projet envisage « à compter d’août et pour le reste de 2016, une réduction des activités d’estérification de Saipol », selon un communiqué. La filiale du groupe connaît une baisse des commandes, les ventes à début avril 2016 s'élevant à 928 000 t contre 1,5 Mt en 2015 à la même période, précise Avril. Elle subit une « érosion persistante des conditions économiques et réglementaires », entre surcapacité du marché européen, hausse des importations à moindre coût d’huile de palme, réglementation hétérogène dans l’UE, moindre compétitivité de la graine de colza nationale et européenne. « Ce contexte affecte fortement la compétitivité, la rentabilité et les perspectives de développement des activités de Saipol en France », souligne le communiqué. Avril affirme néanmoins sa détermination à pérenniser le débouché biodiesel de la filière nationale, menacé par la reconversion du site Total de La Mède (Bouches-du-Rhône) dans les huiles végétales hydrotraitées.

La volonté de Saipol (Avril) de changer le barème de paiement de la teneur en huile de la graine de colza, appelé point d’huile, ne se traduira par « aucune baisse de rémunération pour les vendeurs », selon une lettre du groupe adressée le 19 avril aux collecteurs.
La volonté de Saipol (Avril) de changer le barème de paiement de la teneur en huile de la graine de colza, appelé point d’huile, ne se traduira par « aucune baisse de rémunération pour les vendeurs », selon une lettre du groupe adressée le 19 avril aux collecteurs. - © AA

Avril garantit une compensation intégrale du changement de base

« Saipol compensera intégralement la différence dans les contrats d’achat base 42 % par rapport à la base 40 % (soit 2 points d’huile équivalant à 3 % du prix de la graine tel qu’appliqué aujourd’hui sur Euronext) et ce, jusqu’à la prise en compte de la nouvelle référence par le marché à terme », écrivent le gérant Jean-Philippe Puig. Depuis l’accord interprofessionnel de 1990, le contrat Euronext établit le paiement d’une bonification lorsque la teneur en huile de la graine de colza dépasse le seuil des 40 % et ce, à hauteur de 1,5 % du prix de la graine par point d’huile. Or, l’évolution de la teneur en huile de la graine de colza a conduit à une sous-estimation de sa valeur cotée sur Euronext de l’ordre de 7 à 10 %, avance le document. Cela entraîne, d’après Avril, « des régularisations de paiement de la qualité beaucoup trop importantes », en décalage avec les pratiques en Europe et à l’international.

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près d’un quart des chefs d’exploitation ou co-exploitants sont des femmes, contre 8 % en 1970.

A déclaré Jacqueline Cottier, éleveuse à Champteussé-sur- Baconne, présidente de la commission nationale des agricultrices

Le chiffre de la semaine
- 20 %
La production européenne de pommes est en retrait de 20 %

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