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Cap sur les élections professionnelles 2020

Lors de son AG à Terra Botanica, vendredi 7 juin, la MSA 49 a fait part de ses orientations pour 2019-2020 : prête à mener campagne en vue des élections professionnelles, et vigilante sur la réforme des retraites.

De gauche à droite : Christelle Jamot, directrice déléguée à la politique institutionnelle de la Caisse centrale de la MSA ; Isabelle Guegaden-Moreau, directrice, Anne Gautier, présidente, et Thierry Morisset, 1er vice-président, lors de l’AG de la MSA 49 vendredi 7 juin à Terra Botanica.
De gauche à droite : Christelle Jamot, directrice déléguée à la politique institutionnelle de la Caisse centrale de la MSA ; Isabelle Guegaden-Moreau, directrice, Anne Gautier, présidente, et Thierry Morisset, 1er vice-président, lors de l’AG de la MSA 49 vendredi 7 juin à Terra Botanica.
© AA

« Pour les élections professionnelles 2020, nous visons un taux de participation de
40 %. »
Anne Gautier, présidente de la MSA 49, et Christelle Jamot, directrice déléguée à la politique institutionnelle de la Caisse centrale de la MSA, partagent la même ambition. Toutes deux se sont exprimées lors de l’AG départementale de la caisse de sécurité sociale agricole, qui s’est tenue vendredi 7 juin à Terra Botanica, en présence d’une bonne partie des 255 délégués de Maine-et-Loire.

Les enjeux du futur scrutin sont en effet cruciaux. « Afin que nos adhérents puissent voter, il faut trouver des candidats dans tous les cantons », appuie Christelle Jamot. D’autant qu’avec la réforme des cantons il y aura moins de délégués cantonaux, mais la motivation des futurs élus devra être forte car « ils seront davantage sollicités ». Tant il est vrai que « les délégués sont les meilleurs relais territoriaux des actions conduites par la MSA en faveur de ses assurés », ajoute Anne Gautier. D’autre part, ces élections quinquennales constituent un baromètre que les services de l’Etat regarderont de près, estiment la présidente et la directrice déléguée à la politique institutionnelle, pour évaluer l’attachement des adhérents à la MSA.

Enfin, un taux de participation élevé permettrait à la caisse de se retrouver en position de force vis-à-vis des pouvoirs publics, dans la négociation de sa nouvelle convention d’objectifs et de gestion.

S’agissant de la réforme des retraites, le mot d’ordre est à la vigilance. « Nous ne nous satisferons pas de la hausse à 75 % du Smic du minimum retraite des exploitants : le montant doit atteindre les 85 % », avertit Christelle Jamot. Les pourparlers avec l’équipe du haut-commissaire Jean-Paul Delevoye sont en cours. Plus globalement, dans ce dossier la MSA plaide en faveur de nouvelles avancées sociales. Alignement des taux de cotisations des agriculteurs sur ceux des artisans/commerçants, maintien des assiettes minimales, maintien des pensions de réversion, notamment.

Par la voix de sa directrice déléguée à la politique institutionnelle, la caisse met enfin en garde : « d’accord pour un système universel de retraite fondé sur les mêmes droits pour tous, mais pas pour un organisme unique », où la filière agricole serait seulement représentée par un administrateur.

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