L'Anjou Agricole 04 juillet 2019 à 16h00 | Par Romain Devaux

Coup d’envoi du battage des orges en Anjou

La récolte de l’orge a démarré cette semaine dans le Nord-Est d’Angers. La canicule a amené les épis retardataires jusqu’à la pleine maturité.

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De gauche à droite : Daniel Cadeau et Nicolas Gaugain, de l’ETA SARL Cadeau ; et Jean-Marc Chouteau, sur la parcelle d’orge de 6 ha du Gaec Chouteau, à Saint-Sylvain-d’Anjou.
De gauche à droite : Daniel Cadeau et Nicolas Gaugain, de l’ETA SARL Cadeau ; et Jean-Marc Chouteau, sur la parcelle d’orge de 6 ha du Gaec Chouteau, à Saint-Sylvain-d’Anjou. - © AA

« Selon les zones de la parcelle, certains épis étaient plus mûrs que d’autres. De ce point de vue, la canicule aura contribué à homogénéiser les maturités. » Nicolas Gaugain est salarié de l’entreprise de travaux agricoles SARL Cadeau, installée à Brain-sur-l’Authion. Lundi 1er juillet, à Verrières-en-Anjou, il conduisait la moissonneuse-batteuse dans le champ d’orge de 6 ha du Gaec Chouteau.
« Cette année nous avons opté pour Amistar, une variété précoce résistante au puceron de la jaunisse », indique Jean-Marc Chouteau, gérant de l’exploitation. Auparavant, l’agriculteur utilisait Cassia, graine traitée à l’imidaclopride (Gaucho). Or, à l’instar des autres néonicotinoïdes, l’autorisation d’emploi de cette matière active a été suspendue par le ministère de l’Agriculture en 2017. Quoi qu’il en soit, les pucerons sont restés discrets dans la parcelle lors de cette campagne.
En revanche, Amistar est sensible à la verse, même si « cette année, on n’a pas eu de souci de ce côté-là, contrairement à 2018 », reprend Jean-Marc Chouteau. Qui a semé à 115 kg/ha, pour un rendement aux alentours de 53 q/ha. Sur un sol sableux et séchant comme celui de la Tremblaye, à Saint-Sylvain-d’Anjou, « difficile de faire mieux ».

Poids spécifique de 70 kg/hl
Le poids spécifique de l’orge Amistar du Gaec Chouteau est proche de 70 kg/hl - dans la moyenne de la variété. S’agissant du taux d’humidité, avec 12,5 % l’exploitation se situe 2,5 points en-dessous du maximum toléré par le cahier des charges de Terrena.
Jean-Marc Chouteau livre environ 6 tonnes d’orge par an au site d’écouflant de la coopérative. « Le séchage est réalisé sur place », rapporte le producteur. Sur la dernière campagne, le prix d’achat payé par la coopérative s’établit à 125 €/t.Cette orge est valorisée exclusivement en fourrage animal. Les 30 tonnes restantes sont stockées pour les bovins du Gaec Chouteau, ou mises en échange aliment avec Terrena.

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Le chiffre de la semaine
40
C'est le nombre d'intrusions dans les élevages en France, recensées par la FNSEA en 2019.

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