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Crise agricole : au Sénat, la FNSEA et JA rappellent les problèmes clés

Compétitivité, surcharge réglementaire, politique européenne…, sujets sur lesquels le pouvoir législatif pourrait apporter une partie des réponses.

Xavier Beulin et Thomas Diemer, audités par le Sénat le 22 septembre.
Xavier Beulin et Thomas Diemer, audités par le Sénat le 22 septembre.
© Actuagri

 

« A l’évidence, cette crise de fait conjoncturelle se révèle en France une crise structurelle », a conclu Xavier Beulin, président de la FNSEA, devant la commission des Affaires économiques du Sénat qui l’auditionnait avec Thomas Diemer, président de Jeunes agriculteurs (JA), le 22 septembre.


Pour la FNSEA et JA, il faut notamment revoir les soutiens à l’investissement. D’une part, pour moderniser les exploitations, d’autre part, ces investissements longs à rentabiliser (sur 20 à 30 ans) ne sont généralement financés que sur 10 ou 12 ans, ce qui asphyxie les récents investisseurs, en particulier les jeunes.


Certains sénateurs reconnaissent ainsi que ce problème de la compétitivité de l’agriculture n’a pas suffisamment été abordé ces dernières années, quelle que soit la majorité au pouvoir.
Autre problème récurrent pour les agriculteurs, la difficulté d’obtenir dans la durée des prix rémunérateurs. La contractualisation est évoquée comme un levier par Xavier Beulin, à condition qu’elle intègre l’ensemble de la filière, du producteur jusqu’au distributeur. Le président de la FNSEA croit à la loi qui pourrait réglementer ces relations contractuelles, leurs indicateurs et les conditions de révision des accords.


Les sénateurs présents reconnaissent par ailleurs l’importance de la valorisation de l’origine France. Xavier Beulin alerte néanmoins quant à la tentation d’axer l’agriculture française uniquement vers les produits labellisés et à haute valeur ajoutée, qui ne représentent que 18 % de la consommation.


L’idée d’une assurance-revenus semble également partagée par tous, même si les avis divergent sur la forme.


Elus des territoires, les sénateurs sont par ailleurs sensibles à l’importance de favoriser un approvisionnement plus local pour la restauration hors domicile, notamment dans les cantines et les collectivités territoriales.
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