L'Anjou Agricole 11 mai 2020 à 15h00 | Par AA

Cultiver l’optimisme en élevage cunicole

Jean-Louis Chevalier est éleveur de lapin à Beaupréau. Responsable de la section cunicole de la FDSEA 49, il souhaite que les agriculteurs restent optimistes quant à la filière, et travaille pour donner envie au consommateur de se tourner vers ce produit.

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L’élevage de lapin, Jean-Louis Chevalier en a presque toujours réalisé. Installé en 1984, il le débute en 1986, dans de vieux bâtiments jusqu’alors inoccupés, avec 240 cages mères, et des saillies naturelles. Depuis, l’agriculteur a 520 femelles et pratique l’insémination artificielle. Chaque année, il dégage un EBE de 50 000 € sur son activité cunicole, et déclare « être optimiste quant à la filière. Il y a un dynamisme, technique notamment ». Jean-Louis Chevalier travaille avec le groupe Terrena, sous la marque “La Nouvelle Agriculture”. La charte lui impose de ne plus utiliser d’antibiotiques à l’engraissement, et d’alimenter ses animaux avec une complémentation en oméga-3.

« Dans le lapin, tout me plaît », résume Jean-Louis Chevalier. L’éleveur considère que c’est une passion, et qu’il est nécessaire « de ressentir les choses lorsque l’on est avec les lapins, ce qui ne s’apprend que sur le terrain ». L’élevage de lapin demande une technicité importante, notamment avec le suivi du noyau de grands-parentaux. Ce noyau, à la base de l’ensemencement du troupeau, permet d’améliorer les qualités du cheptel, et ainsi sa performance. C’est ce côté
« naisseur-engraisseur » qui plaît à l’éleveur, ainsi que la réceptivité de l’animal.

De l’avenir dans la filière
Bien entendu, tout n’est pas rose pour la filière. La balance entre les éleveurs qui arrêtent et ceux qui s’installent est nettement négative. « Le lapin est très sensible, notamment aux maladies. Le VHD, par exemple, est une maladie qui peut décimer énormément d’individus en peu de temps », estime Jean-Louis Chevalier. De plus, l’éleveur considère que c’est une filière méconnue, qui souffre de son image pour attirer. Mais pour lui, il faut rester optimiste, car
« il y a de la place pour s’installer en lapin, qui permet de bien vivre lorsque c’est bien
conduit ». L’agriculteur assure que les éleveurs font tout leur possible pour améliorer leurs élevages, que ce soit en terme de bien-être animal, de performance, ou encore d’environnement. Mais estime que « le lapin bio est encore techniquement difficile à réaliser, car très sensible. On peut se diriger vers un lapin de qualité, en se laissant une marge de manœuvre ». Ainsi, Jean-Louis Chevalier entend tordre le cou aux idées reçues sur la difficulté de l’élevage de lapin, et apporter un peu d’optimisme aux éleveurs.

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