L'Anjou Agricole 04 octobre 2018 à 13h00 | Par L'Anjou Agricole

De la chicorée bien verte au menu des vaches

Le groupe Paturesens a organisé une porte ouverte sur l’exploitation de David Papin, au Pin-en-Mauges (49), qui pratique le pâturage tournant et expérimente le mélange chicorée plantin trèfle pour optimiser ses surfaces fourragères

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David Papin a semé ce mélange chicorée-plantain-trèfles blancs et violets le 13 mai, juste après un ensilage de méteil grain. Il y a fait pâturer ses vaches par trois fois cet été. (© AA) Philippe Doublet, conseiller en gestion de pâturage (cabinet PatureSens) © AA Mélange de semences de chicorée, plantain et trèfles © AA Feuilles de chicorée © AA Une parcelle bien verte © AA

C’est une parcelle qui tranche avec les autres surfaces enherbées. David Papin expérimente de nouvelles cultures fourragères pour son troupeau et cette année l’agriculteur des Mauges (Maine-et-Loire) a semé 3 ha d’un mélange composé de chicorée, de plantin et de trèfles blancs et violets. Aujourd’hui, alors que les surfaces en herbe sont sèches, c’est « la seule parcelle verte !  ». Ses laitières y ont pâturé par trois fois cet été.

L’intérêt de cette culture ? « Les feuilles sont toujours vertes, elles retiennent bien l’eau et cela permet, en été, aux vaches de maintenir leur production laitière car elles bénéficient de l’eau de la plante », indique Philippe Doublet, du cabinet Paturesens. Il précise que « la chicorée offre de nombreuses possibilités sur les exploitations. On peut par exemple la sursemer avec un méteil à l’automne. » « Il faut quand même aider la pousse », observe David Papin, qui a effectué 3 apports d’irrigation sur la parcelle. Impliqué dans le projet collectif de méthanisation de Beaupréau, l’agriculteur espère bien apporter du digestat à l’avenir.

"Diviser les parcelles, c'est le nerf de la guerre"
Pour David Papin, la chicorée fait partie d’un ensemble d’évolutions à l’œuvre sur l’exploitation depuis 2 ou 3 ans : mise en place du pâturage tournant pour optimiser l’herbe (« diviser les parcelles, c’est le nerf de la guerre », dit-il), non labour... Des changements qu’il opère prudemment, en gardant une part de maïs ensilage (20 ha). Des effets se font déjà sentir, tel l’allongement de la durée du pâturage. Sa démarche vise à « améliorer l’existant, sans tout changer ».
S.H.

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c'est le nombre de contrôles conditionnalité réalisés sur la campagne 2017 dans le Maine-et-Loire.

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