Aller au contenu principal

De la pédagogie pour des contrôles plus sereins

Une centaine d'agriculteurs ont participé à la journée pédagogique sur les contrôles conditionnalité, mercredi 11 mars, à Thorigné-d'Anjou. .

© AA

« Chaque année, 450 exploitations du département sont soumises à un contrôle conditionnalité Pac », explique Pascal Belloeil, coordinateur des contrôles pour la DDT(1) du Maine-et-Loire. Cette dernière et la Chambre d'agriculture ont organisé mercredi 11 mars, une journée pédagogique sur ces contrôles. Ce moment d'échanges entre agriculteurs et contrôleurs que ce soit de l'ASP(2), de la DDPP(3), du Sral(4) ou de la DDT s'est déroulé au Gaec de la Chaussepierre à Thorigné-d'Anjou.
En 2019, les services de l'Etat  dénombrent 135 pénalités. Cela représente  un tiers des fermes contrôlées. La médiane des montants retenus sur l'aide Pac ? 680 euros.

De la transparence
« Les montants élevés sont très rares », souligne le coordinateur. Le plus haut montant de pénalité enregistré en Anjou s'élève à 60 000 euros. « L'agriculteur a refusé le contrôle ». Ce qui a engendré la perte totale de ses aides Pac. Une exception puisqu'aujourd'hui, « la plupart du temps, les contrôles se passent dans de bonnes conditions ». Comme le souligne Yannick Forestier l'un des associés du Gaec de la Chaussepierre, qui a connu 5 contrôles sur son exploitation depuis son installation en 2001 : « tant qu'on est transparent, les contrôleurs sont à l'écoute. » L'agriculteur est prévenu 48 h à l'avance. « Dans un courrier et un mail, on l'informe sur quels points il sera contrôlé. Et on lui donne une liste des documents à fournir », rappelle Florence Dugast, chef de service des contrôles ASP. « A l'issue du contrôle, un compte-rendu est envoyé à l'agriculteur et à la DDT . Ce compte-rendu énumère toutes les anomalies.» Charge à la DDT de réduire le montant des aides.
Quid du choix des exploitations contrôlées ? « 25 % des contrôles se font de manière aléatoire. Après les autres sont choisis par analyse des risques. Par exemple, si on décide de contrôler sur les bandes enherbées, on va calculer les longueurs de cours d'eau qui touchent chaque exploitation. Celles qui ont le plus de linéaires ont plus de risque d'être contrôlées. » Le ministère de l'Agriculture peut décider d'augmenter le taux de contrôle dans des domaines particuliers en fonction du nombre d'anomalies enregistrées. En 2019, l'accent a été mis dans le domaine de l'environnement et sur les identifications en ovin et caprin.

(1) Direction départementale des territoires
(2) Agence des services de paiement
(3) Direction départementale de la protection des populations
(4) Service régional  de l'alimentation

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

37 exploitations de Maine-et-Loire ont été concernées par une rupture de contrat avec l'entreprise. 
Lactalis a rompu leur contrat, que sont devenus ces éleveurs ?

Le 25 septembre 2024, Lactalis annonçait la rupture de contrat avec 37 exploitations du Maine-et-Loire. Aucune d'entre elles n…

Rapport à la moyenne annuelle de référence (1991-2020) des cumuls de précipitations en Maine-et-Loire en 2025.
Records mensuels de chaleur et de précipitations en 2025
Dans le département, le bilan météo de 2025 affiche des températures supérieures aux normales avec une hausse annuelle moyenne de…
Des contrôles des camions ont été effectués mercredi soir au rond-point de la Renaissance à Segré, à l'initiative des la FDSEA et des JA.
L'accord bientôt signé, les agriculteurs segréens prennent les devants
Le traité de libre-échange avec le Mercosur devrait être signé le 17 janvier prochain malgré l'opposition de la France. Dans le…
Sur l'exploitation de Clément Traineau, à Neuvy-en-Mauges.
Quelques désagréments et la solidarité agricole
Avec la grande douceur de novembre et décembre, le froid s'est installé avec, depuis une quinzaine de jours, des gelées puis…
Jérémy Biland, directeur d'Anjou Plants à Longué-Jumelles. La coopérative a investi dans un robot de traitement qu'il utilisera dans ses nouvelles serres hors sol. 
Anjou Plants, spécialiste du plant de fraisier, fidèle du Sival 

Implantée à Longué-Jumelles, Anjou Plants produit 14 millions de plants de fraisiers par an. Le Sival est un rendez-vous…

Le loup en Anjou

Entre contes fantastiques et récits documentés, le loup a hanté l'Anjou durant des millénaires. Pierre-Louis Augereau a suivi…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois