L'Anjou Agricole 16 avril 2019 à 16h00 | Par AA

Des conditions peu poussantes pour le maïs

A la Meignanne, près d'Angers, le Gaec JLR a démarré ses semis avec un mois d'avance par rapport à 2018. La configuration est correcte, même si davantage de pluie serait souhaitable.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Benjamin Leray, associé du Gaec JLR, en train de semer sur la parcelle de 24 ha de maïs du Grand Vireloin, à La Meignanne.
Benjamin Leray, associé du Gaec JLR, en train de semer sur la parcelle de 24 ha de maïs du Grand Vireloin, à La Meignanne. - © AA

« Notre priorité,  c'est l'apport énergétique du grain, pas la croissance végétative ».
Benjamin Leray est l'un des 3 associés du Gaec JLR, avec Yves et David Joncheray. Membre de la Cuma Botanica, l'exploitation produit 60 à 70 ha de maïs par an sur ses parcelles de La Meignanne (Maine-et-Loire). Trois-quarts en ensilage, et le reste en grain. Pour une valorisation par le troupeau laitier - une centaine de red et prim'holstein. 
Cette année, le semoir 4 rangs et la herse rotative de la Cuma sillonnent les terres du Gaec JLR un mois plus tôt que d'habitude. Opportunité offerte par un temps sec et une structure de sol favorable.

Choix de variétés typées grain

« On va semer 30 ha d'ici à la fin avril, et les 30 restants la 1ère quinzaine de mai. Ainsi on pourra mieux échelonner les interventions » avec les 30 autres adhérents de Botanica, souligne Benjamin Leray. A chaque phase son indice de précocité : « on commence à 450, on terminera à 290 », relate l'exploitant. Les variétés choisies (Rafika, Jericho, P8329, DKC3939...) sont davantage typées grain qu'organes verts, pour apporter aux vaches un maximum d'énergie.


Une approche qualitative qui détermine aussi la densité de semis, de l'ordre de 85 000 grains/ha « alors qu'on pourrait pousser jusqu'aux 95 000 ». Le semoir enfouit la graine à 3 cm, « c'est assez profond pour aller chercher l'humidité », selon Benjamin Leray. 

Si le déficit pluviométrique du début d'année permet de semer dans une configuration optimale, il interroge par contre sur le bon développement ultérieur du maïs, et risque d'entraver l'efficacité des anti-germinatifs employés contre les adventices.
« On va devoir attendre le stade 2 feuilles pour traiter », redoute Benjamin Leray.

Vincent Faure

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Comme on aimerait que toutes nos larmes forment une pluie abondante, un orage de colère et de piété, qui, d’un coup, arrêterait l’incendie de Notre Dame !

a twitté Bernard Pivot, journaliste et écrivain, lundi 15 avril à l’annonce du terrible incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le chiffre de la semaine
6,5 %
Sur un panier de courses de 100 euros, seulement 6,50 euros reviennent aux agriculteurs (source OFPM)

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui