L'Anjou Agricole 20 novembre 2017 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Des étiquetages trompeurs dans les rayons

Lundi 20 novembre, des éleveurs de porcs ligériens de la FRSEA sont allés dans les rayons charcuterie du Carrefour d'Angers. Le but : vérifier l'origine des produits.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les producteurs de porcs ont vérifié l'origine des produits au rayon charcuterie du Carrefour d'Angers. Le constat : les étiquetages trompeurs se démultiplient. Comme Herta, sur la photo. La marque vend un produit appelé "le  Bon Paris" avec un emballage qui met en avant le drapeau français alors que le jambon lui est d'origine européenne...
Les producteurs de porcs ont vérifié l'origine des produits au rayon charcuterie du Carrefour d'Angers. Le constat : les étiquetages trompeurs se démultiplient. Comme Herta, sur la photo. La marque vend un produit appelé "le Bon Paris" avec un emballage qui met en avant le drapeau français alors que le jambon lui est d'origine européenne... - © AA

Encore du travail à faire. Le constat est sans appel pour les éleveurs de porcs ligériens. Lundi 20 novembre, ils ont vérifié l'origine des produits au Carrefour d'Angers. « Beaucoup de produits sont d'origine européenne », regrette Mickaël Guilloux, président de la section porcine FRSEA Pays-de-la-Loire. Prenons l'exemple de Fleury Michon. « L'entreprise vendéenne fait de la publicité à la télé en mettant en avant des producteurs français », constate Gérard Bourcier, président du CRP des Pays-de-la-Loire. Mais la réalité est tout autre. « Avant, l'entreprise proposait plus de 50 % de porc français. Aujourd'hui, 60 % du porc est importé. » Résultat : dans les rayons des packagings trompeurs. « Côte à côte, on retrouve des paquets de jambon à l'emballage presque identique », note Mickaël Guilloux. Sauf que l'un est français avec le logo "le Porc français",  l'autre non. La marque Herta met en avant un drapeau français mais qui ne désigne que la transformation. « Si le consommateur veut acheter français, c'est très compliqué pour  s'y retrouver. »

Retrouvez l'intégralité de l'article dans L'Anjou agricole du 24 novembre.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

5 % d’augmentation des tarifs de vente des produits laitiers aux distributeurs par les transformateurs permettraient d’atteindre le prix de revient moyen calculé par l’interprofession (396 euros/1 000 litres toutes primes confondues). À condition que ces 5 % soient identifi és en toute transparencedans les négociations commerciales. »

a réagi la FNPL suite à la déclaration du président du groupe Intermarché qui s’est engagé à « accepter des hausses de prix », réclamées par les industriels aux GMS

Le chiffre de la semaine
17 %
ENVIRON 200 VOLS ET INFRACTIONS ONT TOUCHÉ LES EXPLOITATIONS AGRICOLES, SOIT UNE BAISSE DE 17 % PAR RAPPORT À 2017.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui