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Des maïs grains très secs à la récolte

La récolte du maïs grain est en cours à la Cuma des Quatre saisons de Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance (commune de Brissac Loire Aubance, Maine-et-Loire). Cette année est marquée par un taux d’humidité très faible et des rendements qui devraient être plutôt bons.

© AA

« On n’a jamais vu de taux d’humidité aussi bas ! », remarque  Philippe Coléon, agriculteur à Saulgé-l’Hôpital (49) et adhérent de la Cuma des Quatre saisons. 
Il a cultivé cette année 24 ha de maïs grain non irrigué, semé le 26 avril. D’habitude,
« on se situe à 30 % d’humidité à la récolte. On fait en sorte d’attendre le plus tard possible pour le battage, de manière à diminuer les frais de séchage ». Mais cette année, conséquence de la sécheresse, ces frais seront d’emblée réduits puisque le taux d’humidité se rapproche de la norme commerciale qui est de 15 %.


Des maïs très propres
A la Cuma, les battages ont débuté le 5 octobre et devraient s’étaler sur une douzaine de jours. Bruno Poupart, aux commandes de la moissonneuse ce mardi, est plutôt optimiste sur les rendements de maïs grain. « Les 100 quintaux secs/ha sont facilement atteignables sur certaines terres, explique l’agriculteur. L’avantage cette année, c’est que les maïs sont très propres, le désherbage de mai ayant bien fonctionné avec les pluies. De ce fait, la réserve en eau du sol est allée entièrement au maïs ».
Une fois récolté, le maïs grain de Philippe Coléon est séché à l’EARL de la Bigoterie, équipé d’un séchoir d’une capacité de 12 tonnes et de silos de stockage. Cette année, il ne faut que 2 h 30 pour amener le grain à 15 % d’humidité, alors qu’il en faut près de 4 heures sur une année habituelle, lorsque le taux à la récolte est de 25-30 % d’humidité... Autant d’énergie économisée.


Séchage et ventilation
L’EARL a investi dans un séchoir et des silos de stockage il y a plus de 15 ans, de manière à pouvoir maîtriser la commercialisation de ses maïs grains. Après le séchage, qui est réalisé dans un séchoir à recirculation chauffé au gaz, « la ventilation est un paramètre  primordial pour conserver le grain », explique Pascal Poupart, l’un des associés de l’EARL. Avant d’être envoyé dans une cellule de stockage, le grain est ventilé 40 minutes pour le refroidir. Il sera ensuite régulièrement ventilé en silo et pourra être conservé  jusqu’à l’été prochain.
 

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