L'Anjou Agricole 05 juillet 2018 à 16h00 | Par L'Anjou Agricole

Des parcelles de semences durement touchées dans la Vallée

Après les pluies diluviennes du 11 juin, l’heure est au bilan. La FDSEA a invité la DDT sur le terrain pour constater les dégâts.

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Chez Mickaël Lambert à Saint-Mathurin, ce sont 6 ha de haricots semences qui ont été détruits. Il va tenter de ressemer du sarrasin mais la perte financière s’annonce déjà lourde.
Chez Mickaël Lambert à Saint-Mathurin, ce sont 6 ha de haricots semences qui ont été détruits. Il va tenter de ressemer du sarrasin mais la perte financière s’annonce déjà lourde. - © AA

Le 11 juin, plus de 80 mm d’eau se sont abattus sur la Vallée.   à Saint-Mathurin-sur-Loire, des parcelles entières se sont retrouvées sous l’eau pendant plusieurs jours, occasionnant des dégâts importants. Alertée par un groupe d’agriculteurs, la FDSEA a invité la DDT à se déplacer sur le terrain pour constater les dégâts et envisager des solutions.

Fossés mal entretenus
Les dégâts, concentrés dans les points bas, sont dus à l’excès de pluie (plus de 150 mm en 15 jours), mais aussi au manque d’entretien des fossés qui empêchent l’évacuation des eaux. Pour
Emmanuel Lachaize qui représentait la FDSEA, cette situation n’est pas normale : « les agriculteurs de Loire-Authion ont alerté les élus lors d’un conseil municipal en mai dernier. Une cartographie des fossés à entretenir a été réalisée par les agriculteurs mais depuis rien n’a bougé ».

Des dégâts importants
Des parcelles de chanvre, maïs et haricot semences ont baigné dans 20 à 30 cm d’eau pendant plusieurs jours. Difficile aujourd’hui d’évaluer les dégâts mais certaines parcelles ne seront pas ressemées, pour d’autres il faut encore attendre pour savoir si elles seront déclassées.
Pour les producteurs, c’est une année compliquée qui s’annonce. Le système des calamités agricoles ne peut être déclenché faute d’atteindre le seuil de perte suffisant. Seuls les dispositifs assurantiels peuvent prendre le relai, mais il n’existe pas d’assurance sur le chanvre, en maïs le déclenchement ne se fait que si les dégâts atteignent 25 % et pour les haricots, l’excès d’eau n’est pas pris en charge.

Sur l’Ile Saint-Aubin, l’eau est montée jusqu’à 1 mètre. Bruno Menet montre à Eric Roux de la DDT que la première coupe est anéantie.
Sur l’Ile Saint-Aubin, l’eau est montée jusqu’à 1 mètre. Bruno Menet montre à Eric Roux de la DDT que la première coupe est anéantie. - © AA

Décidément, le sort s’acharne sur les éleveurs des Basses vallées angevines. Après avoir été sortis du classement des zones défavorisées, ils ont, une nouvelle fois, subi une crue qui a noyé plusieurs milliers d’hectares pendant plusieurs jours à partir du 11 juin. La FDSEA et la Chambre d’agriculture ont demandé à l’administration la mise en place d’une procédure calamités agricoles. Une mission d’enquête s’est déplacée sur cinq exploitations touchées le 4 juillet.

Une première coupe catastrophique
Le constat est un peu partout le même : la 1ère coupe de foin est très compromise car l’herbe a pourri et des limons se sont déposés dans les parcelles. Pour Bruno Menet, qui exploite une cinquantaine d’hectares dans l’Ile Saint-Aubin,« cette première coupe servira au mieux de litière pour les vaches. Et il faut de toute façon nettoyer les parcelles pour avoir du regain en septembre ». Et pourtant 2018 s’annonçait comme une bonne année. Pour les éleveurs, c’est un nouveau coup dur après l’inondation de 2016.

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la phrase de la semaine

Il y a une réelle envie d’aller de l’avant.

selon Éric Thirouin, secrétaire général adjoint de la FNSEA, à propos de la rencontre du 13 juillet avec le Corena (Comité de rénovation des normes en agriculture)

Le chiffre de la semaine
12 327 €
D’après une étude du réseau AS et des Chambres d’agriculture, le résultat courant moyen par UTA 2017 (Unité de travail agricole) des entreprises agricoles de l’Ouest et du Centre, s’élève à 12 327 euros. Un chiffre en baisse par rapport à 2016.

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