L'Anjou Agricole 15 octobre 2019 à 11h00 | Par AA

Des semences potagères pour les Tropiques

Technisem fêtait cette semaine ses 10 ans d’implantation en Maine-et-Loire, à Longué-Jumelles. Spécialisée dans les semences potagères pour les régions tropicales, l’entreprise connaît une croissance soutenue de son chiffre d’affaires.

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Des maraîchers au Burkina Faso, clients de Technisem, entreprise basée à Longué-Jumelles.
Des maraîchers au Burkina Faso, clients de Technisem, entreprise basée à Longué-Jumelles. - © Technisem

Technisem a célébré ses dix ans d’implantation en Anjou, mercredi 16 octobre, en présence de nombreux élus et représentants du monde économique local. Né en Région parisienne, le semencier indépendant, membre du pôle de compétitivité Végépolys Valley, a choisi l’Anjou « pour se rapprocher du monde du végétal, de la recherche, de la production », explique Anne-Laure Grimaud, responsable de communication. Depuis 2009, l’entreprise n’a fait que croître, passant d’un chiffre d’affaires de 6,6 millions d’euros à près de 17 millions d’euros en 2018. L’arrivée de Technisem en Maine-et-Loire a déjà généré 34 emplois.

Participer au développement
Technisem est spécialisée dans la commercialisation de semences potagères pour les zones tropicales de la planète, principalement l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale, mais aussi dans les pays du Maghreb, du Moyen Orient et de la zone Caraïbes. La totalité du chiffre d’affaires est ainsi réalisée à l’export, hors Europe.
L’entreprise souhaite contribuer au développement économique des pays tropicaux, en leur proposant des semences de qualité, à des prix accessibles aux paysans. « Source de progrès, notre activité d’innovation variétale contribue activement à l’amélioration des conditions de vie des populations locales, puisque nous nous engageons dans la commercialisation de semences de qualité vers l’Afrique à des coûts adaptés », explique Ronan Gorin, le dirigeant de Technisem. Celui-ci a repris en 2007 l’entreprise créée par son père en 1985.
Cette vocation nourricière de Technisem, Jean-Michel Marchand, président de la Communauté d’agglomération de Saumur Val de Loire, y est particulièrement sensible, soulignant que l’entreprise répond à « une vraie préoccupation par rapport à l’autonomie alimentaire des pays africains ».
Technisem fait, depuis 2015, partie d’une entité plus large, Novalliance, qui regroupe des sociétés créées par par Ronan Gorin, dans le domaine de la sélection, de la production, de la distribution et des services. En effet, la majorité des semences sont vendues aux agriculteurs via un réseau de distribution interne.

Innovation variétale
Technisem commercialise 79 espèces et 475 variétés de semences potagères, qui sont produites par des agriculteurs multiplicateurs en contrat répartis dans le Monde entier, y compris en France, et ce « pour limiter les risques climatiques », précise Anne-Laure Grimaud.
Des stations de recherche sont installées dans différents pays, à Madagascar, au Cameroun, au Sénégal, au Burkina-Faso... L’objectif est de pouvoir faire remonter les demandes des producteurs et d’orienter la recherche et la sélection. Recherche qui vise à diminuer la tolérance des plantes aux maladies tropicales, à mieux s’adapter aux spécificités du climat (saisons des pluies, saisons sèches..) et à renforcer les performances.
L’entreprise, pionnière dans son marché, a été longtemps seule dans son secteur, elle est aujourd’hui en concurrence avec de grands groupes semenciers qui s’intéressent de plus en plus à l’Afrique.

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