Aller au contenu principal

Des vaccins sur mesure pour les animaux

Filavie, filiale de Grimaud, a inauguré à Roussay un laboratoire spécialisé dans les vaccins viraux pour les animaux. Un investissement de 6 millions d'euros, pour une technologie de pointe contribuant à la lutte contre l'antibiorésistance.

Doté d'un système de double confinement, une "boîte dans la boîte", le laboratoire Filavie est conçu comme une véritable 
"forteresse biologique", illustre Thomas Pavie, directeur général de la société.
Doté d'un système de double confinement, une "boîte dans la boîte", le laboratoire Filavie est conçu comme une véritable
"forteresse biologique", illustre Thomas Pavie, directeur général de la société.
© Filavie

Créé par le groupe Grimaud, multinationale dans le domaine de la sélection génétique animale et la biopharmacie, le laboratoire pharmaceutique Filavie est spécialisé dans les solutions naturelles pour la santé des animaux : vaccins, autovaccins et probiotiques. Depuis sa naissance en 2002, la filiale connaît une expansion continue, passant
de 3 salariés à 45 salariés à ce jour. Y travaillent des vétérinaires, des docteurs en microbiologie, des techniciens, ingénieurs, opérateurs...


Vendredi 28 septembre, à Roussay, Filavie inaugurait avec ses salariés, ses partenaires et ses clients, l'extension d'un laboratoire destiné à la production de vaccins viraux, laboratoire qui passe de 2 000 à 4 000 m2. Cet agrandissement permet à la firme de multiplier sa capacité de production par 5. « Nous y utilisons les technologies les plus avancées dans la production de vaccin vétérinaire, et notamment la culture cellulaire en bioréacteur, explique Thomas Pavie, directeur général de Filavie. Jusqu'ici, dans ce labo nous avions une activité essentiellement bactérienne et une petite activité virale. Désormais nous aurons un grand espace pour les virus ». L'extension a engendré la création de 6 emplois, et 15 emplois supplémentaires doivent être créés d'ici à 5 ans.


L'activité de Filavie, c'est aujourd'hui pour la moitié des vaccins et l'autre moitié des autovaccins. La firme travaille notamment sur les petites filières (du type lapins, pigeons, pintades...) sur lesquels les gros laboratoires sont moins enclins à s'investir. « La société a été la première, en 2016, à avoir un vaccin autorisé contre le virus de la VHD, la maladie hémorragique du lapin », souligne son directeur général. La deuxième autorisation a porté sur la myxomatose. D'autres vaccins pour les poules, les canards sont en projet, ainsi que pour l'influenza aviaire. « Nous avons fait des offres de service aux autorités françaises. Nous menons aussi un gros travail de pédagogie auprès des importateurs de volailles afin que la vaccination pour l'influenza aviaire ne soit pas un frein pour exporter ».


Les autovaccins sont fabriqués sur mesure à partir de prélèvements effectués par des vétérinaires dans les élevages. « C'est de la haute couture », résume Thomas Pavie. Les autovaccins sont conçus pour les filières poulets, poules pondeuses, porcs, aquaculture et depuis cette année, pour les bovins et les chèvres. « Nous sommes le premier laboratoire français autorisé en autovaccins pour les bovins », se réjouit-il. Une démarche qui s'incrit dans un enjeu de santé publique, dans un contexte où « 75 % des maladies émergentes sont d'origine animale ». Les auto-vaccins sont « une arme au service des éleveurs pour réduire l'utilisation des antibiotiques ».
S.H.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois