L'Anjou Agricole 03 janvier 2019 à 12h00 | Par AA

Dominique Lebrun : "Aller chercher la valeur ajoutée par la diversification"

Dominique Lebrun, 46 ans, se présente pour la première fois aux élections Chambre d'agriculture de Maine-et-Loire, sur la liste JA + FDSEA. L'éleveur des Basses vallées angevines est déjà très investi dans les dossiers MAEC et foncier.

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Dominique Lebrun est agriculteur à Etriché.
Dominique Lebrun est agriculteur à Etriché. - © AA

« Depuis une dizaine d'années, je représente la Chambre d'agriculture au sein du comité de pilotage Natura 2000. Je suis devenu le référent auprès des administrations pour le dossier des mesures agroenvironnementales et climatiques, les MAEC. Ma candidature à la Chambre vient, en quelque sorte, matérialiser cet engagement ». Dominique Lebrun, dont l'exploitation comprend 35 ha en zone inondable, maîtrise le dossier sur le bout des doigts et reste déterminé à défendre les agriculteurs engagés dans les MAEC et confrontés à d'énormes retards de paiement : « je souhaite faire des propositions pour aller dans le bon sens et effacer les mésaventures de la Pac 2015 », assure-t-il.  Engagé dans le syndicalisme depuis longtemps, d'abord chez JA puis à la FDSEA, dont il est aujourd'hui trésorier,

 

"J'ai à coeur que la valeur ajoutée reste sur l'exploitation"

Sur l'exploitation, l'éleveur et ses associés ont pris, il y a plusieurs années, le chemin de la diversification, en installant d'abord des panneaux photovoltaïques. Le Gaec a aussi monté une unité de méthanisation à la ferme, dans une volonté de « pérenniser le site de production : j'ai à coeur que la valeur ajoutée reste sur l'exploitation », souligne
Dominique Lebrun.L'agriculteur aime voir loin, anticiper : sa volonté, et celle de ses associés, est d'organiser les choses pour faciliter au maximum la future transmission de l'entreprise. Ils envisagent déjà d'acheter un robot de traite qui devra être amorti avant la reprise, pour ne pas pénaliser ceux qui suivront. Ils envisagent aussi, de plus en plus sérieusement, un passage au bio.
S.H.

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Les négociations commerciales en cours doivent aboutir à un niveau de valorisation des coûts qui prend en compte la hausse des charges de production pour les éleveurs caprins

demande Coop de France dans un communiqué de presse du 16 janvier.

Le chiffre de la semaine
989
En Pays-de-la-Loire, on recense 989 entreprises de travaux agricoles, dont 573 employeuses de main d'œuvre. Cela représente près de 6 000 actifs (2 400 ETP).

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