L'Anjou Agricole 24 octobre 2019 à 13h00 | Par Romain Devaux

Ecouter le brâme du cerf à la nuit tombante, à Valanjou

Freddy Jacquet et Emilie Gaschet élèvent des biches à Valanjou et aiment à faire partager leur passion pour les cervidés lors de veillées “Brame du cerf”.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Pas de bagarre : si, dans la nature, les cerfs s’affrontent lors de la période de brâme, à la Fardellière les trois reproducteurs sont séparés : chaque cerf a sa harde de biches attitrée.
Pas de bagarre : si, dans la nature, les cerfs s’affrontent lors de la période de brâme, à la Fardellière les trois reproducteurs sont séparés : chaque cerf a sa harde de biches attitrée. - © Les Cerfs de la Fardellière

Se balader dans la nature, assister à la parade amoureuse du cerf, déguster les produits de la ferme et autres douceurs de saison, dans une ambiance de guinguette. C’est ce que propose l’exploitation les Cerfs de la Fardellière, à Valanjou. Une veillée qui est l’occasion d’en savoir plus sur la vie du cerf et de découvrir cette production qui sort des sentiers battus.
« La base de la vie d’un cerf, ce sont les bois, rappelle en préambule Freddy Jacquet, installé devant une belle collection de trophées. Les cerfs perdent leurs bois tous les ans, à la mi-mars, et ceux-ci repoussent en 120 jours, de mi-mars à mi-
juillet ». Une fois ces bois reformés, les mâles se les affûtent contre les arbres, les grillages, et sur le sol... Ils préparent ainsi la période du brâme, qui va durer un mois. Pendant ce temps, les mâles se consacrent uniquement à leur rôle reproducteur, à tel point qu’ils en négligent de se nourrir : « ils vont perdre jusqu’à un tiers de leur poids total, car ils passent leur temps à s’occuper de la harde », poursuit Freddy Jacquet.


Abattage, découpe, transformation sur place

Les cerfs et les biches, il y en a depuis 25 ans à La Fardellière, où Freddy Jacquet s’est installé comme agriculteur en 2012, avant que sa femme Emilie s’installe à son tour, en 2017. La découpe, mais également l’abattage, sont réalisés sur place : « c’est beaucoup moins de stress pour les animaux », apprécie l’éleveur. Dans une vaste salle de restauration, les éleveurs organisent des repas toute l’année : « nous proposons une cuisine simple, avec des produits locaux et fermiers uniquement », explique Émilie Gaschet.

Venir caresser les faons au printemps

Le cheptel se compose aujourd’hui de 70 biches et 3 cerfs reproducteurs.
La biche porte son petit pendant 8 mois et demi. C’est ainsi que chaque printemps, naissent, à la Fardellière, 70 animaux. C’est la période dite de faonnage. à cette occasion, chaque année, des journées découverte sont organisées pour admirer et caresser les faons et leur pelage à pois.


Marchés fermiers les deux week-ends  avant  Noël

Désireux de faire partager leur passion pour les animaux, Freddy et Emilie ouvrent fréquemment les portes de leur ferme. Ils ont ainsi créé en 2015 un marché fermier et local lors des portes ouvertes. Celles-ci auront lieu cette année les 14, 15, 21 et 22 décembre, avec beaucoup d’animations pour les grands et les petits. Le couple a mis en place également, depuis début 2019, des visites à la ferme les mardis des vacances scolaires. « Ces animations, c’est vraiment une carte de visite pour la ferme », estime émilie Gaschet, graphiste de formation. 
Le couple projette aussi, à l’avenir, de développer un parcours nature, et de lancer la conversion bio de l’exploitation et la vente de colis de cochon, toujours à la ferme.
S.H.

L’EARL Jacquet


- Deux associés : Freddy Jacquet et Emilie Gaschet
- 80 ha (dont 40 ha de parc grillagé pour les cerfs)
- 30 vaches charolaises
- 80 truies en naisseur
- 70 biches et 3 cerfs
-Membre de Bienvenue à la Ferme.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Un agriculteur sur cinq n’a pas dégagé de revenu en 2017

Selon l’Insee, en 2017, 19,5 % des non-salariés agricoles imposés au réel ont déclaré des revenus nuls ou déficitaires, d’après une étude publiée le 7 novembre

Le chiffre de la semaine
69
C'est le nombre de solutions alternatives à l’utilisation de produits phytosanitaires proposées par l'association “Contrat de solutions”.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui