L'Anjou Agricole 28 mars 2013 à 10h35 | Par L'Anjou Agricole

Élevage - Elvéa : maintien des effectifs, mais des inquiétudes

Elvéa a tenu son assemblée générale à Saint-Laurent-de-la-Plaine.

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“La filière aval devra s’adapter pour maintenir des prix rémunérateurs ”, a souligné Yves Devaud.
“La filière aval devra s’adapter pour maintenir des prix rémunérateurs ”, a souligné Yves Devaud. - © Archives AA
“La filière aval devra   s’adapter pour maintenir des prix rémunérateurs à la production et conserver un potentiel de production suffisant pour pérenniser à la fois nos exploitations et les outils d’abattage et de transformation”, a souligné Yves Devaud, le président d’Elvéa 49, lorsde l’assemblée générale du 15 mars. L’organisation de producteurs non commerciale se satisfait, dans un contexte général de baisse des effectifs bovins, de maintenir les effectifs (toujours environ 20 % des femelles allaitantes du département) et de voir les cours remonter. Mais elle attend que “l’ensemble de la filière” réagisse pour une “revalorisation des prix”, en répercutant la hausse des charges qui pèsent sur les exploitations.

Concurrence avec le végétal
L’organisation de producteurs  s’interroge aussi sur les nouvelles orientations de la Pac et appelle de ses vœux un net soutien des politiques pour le maintien de l’élevage. Elle s’inquiète de voir s’accentuer la concurrence avec les productions végétales. “Nous voyons aujourd’hui des éleveurs spécialisés dans l’engraissement de jeunes bovins, la catégorie où l’on gagne le mieux sa vie, cesser la production animale, observe Yves Devaud. Ces éleveurs qui ont souvent des surfaces en cultures, sont attirés par les cultures de vente. Comment résister à cela ?”
Elvéa s’est engagée depuis plusieurs années dans des démarches pour garantir la qualité et la traçabilité des produits. À ce jour, par exemple, 85 % des membres d’Elvéa  adhèrent à la Charte des bonnes pratiques d’élevage. Mais Elvéa regrette que tous les partenaires de la filière ne jouent pas le jeu. “Des qualifications sont utilisées par les abattoirs sans l’aval des OP ou des éleveurs. Ce n’est pas normal”, dénonce Yves Devaud. “Ces outils concernent l’élevage et doivent rester maîtrisés par les éleveurs au travers de leur OP”.
S.H.

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" Dans quelques années, toute une génération de citadins va croire que tout ce qui n’est pas bio est empoisonné ! ".

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Le chiffre de la semaine
40
C'est le nombre d'intrusions dans les élevages en France, recensées par la FNSEA en 2019.

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