L'Anjou Agricole 19 juin 2014 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Emploi - Ged 49 : faciliter l’emploi grâce au temps partagé

Le Groupement d’employeurs départemental dresse un premier bilan après un an et demi d’activité.

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Jeannick Cantin, président du Geiq Agriqualif 49, Guy Caillault, président du Ged 49, Benoît Aupecle, directeur de la structure et Louisanne Garros, l’animatrice.
Jeannick Cantin, président du Geiq Agriqualif 49, Guy Caillault, président du Ged 49, Benoît Aupecle, directeur de la structure et Louisanne Garros, l’animatrice. - © AA

Le Ged 49, un facilitateur d’emploi. Après un an et demi d’existence, l’assemblée générale de la structure, mercredi 18 juin, à Angers, a été l’occasion de dresser un premier bilan. Le groupement propose aux agriculteurs des salariés en temps partagé. Concrètement, “un  agriculteur nous signale un besoin de main-d’œuvre. à nous, Ged, d’identifier d’autres besoins autour de chez lui et de trouver le salarié adapté”, explique Benoît Aupecle, directeur du groupement d’employeurs départemental. 
Avec 14 salariés, et 33 exploitations utilisatrices, le Ged 49 a, semble-t-il, trouvé sa place sur le territoire. “Les agriculteurs ont de plus en plus besoin de salarié avec les exploitations qui s’agrandissent”, constate Guy Caillault, président de la structure. Des besoins nouveaux, en particulier dans les élevages. En 2013, 58 % des entreprises utilisatrices du Ged sont des exploitations en bovins lait et 25 % en bovins viande. “D’ailleurs, 19 des 27 exploitations adhérentes employaient de la main-d’œuvre pour la première fois”, note Benoît Aupecle.
Employeur, une fonction inconnue pour ces agriculteurs. Pour cela, le Ged a des atouts non négligeables. “En passant par le Ged, l’adhérent ne s’occupe pas de toute la gestion administrative. Et il y a aussi une sécurisation juridique puisque c’est le Ged qui est l’employeur”, constate Louisanne Garros, animatrice pour le Ged. Mais au-delà de l’aspect administratif, la relation entre l’adhérent et le salarié fait débat. Comme le remarque David Poupard, président du SR 49, “être employeur, c’est un métier.” Le Ged réfléchit aux solutions possibles pour former les adhérents à cette nouvelle fonction. “à la Chambre d’agriculture, nous proposons des formation pour aider les agriculteurs”, souligne Jean-Louis Lardeux de la Chambre. “L’avantage au Ged, c’est que nous discutons beaucoup avec nos adhérents sur cette relation, avant qu’ils accueillent un salarié. Et nous sommes là dès qu’ils se posent des questions”, remarque Benoît Aupecle.


Un temps d’adaptation plus long
Intégration, proximité, souplesse sont les maîtres mots pour la réussite du temps partagé. Lors d’une journée organisée pour les salariés du Ged, ces derniers ont identifié des points forts pour réussir leur intégration. “Le temps d’adaptation est plus  long pour un salarié en temps partagé puisque le salarié n’est qu’une journée ou deux sur l’exploitation. En plus, il doit assimiler plusieurs systèmes en même temps”, explique Louisanne Garros. Selon eux, la visite de l’exploitation approfondie peut les y aider. Mais aussi, le travail en binôme. “Cela permet de voir les gestes de l’agriculteur.” Une intégration qui passe aussi par une communication régulière : “il faut traduire en mots vos automatismes pour que le salarié comprenne votre manière de travailler”, explique le directeur.
Autre communication importante : celle entre les exploitations employeuses. “Nous faisons en sorte que les adhérents qui emploient le même salarié se rencontrent. Cela permet à chacun de mieux comprendre les besoins de l’autre. Et facilite les mouvements du salarié. C’est sur ces salariés que repose la réussite du Ged”, remarque Benoît Aupecle. Mais qui sont-ils, d’ailleurs ? Pour la plupart, ils ont un profil de type agent d’élevage. Ils ont au minimum un bac pro dans le domaine de l’agriculture et de l’expérience. Les salariés sont annualisés pour permettre une souplesse au niveau des horaires. Mais les candidats se font rares. “Nous avons clairement identifié les besoins mais à quand des formations adaptées ?”, s’interroge Jean-Marc Lézé, président du CDE (Comité départemental emploi).

H.R.

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