L'Anjou Agricole 21 février 2019 à 13h00 | Par AA

En finir avec le "tout, tout de suite !"

La présidente de la FNSEA Christiane Lambert et le cuisinier Arnaud Daguin ont débattu, lundi 18 février à Beaupréau, de la meilleure façon de rapprocher les agriculteurs des consommateurs.

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Arnaud Daguin, chef cuisinier, Emmanuelle Ducros, journaliste au quotidien économique “L’Opinion” et modératrice du débat, et Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, lors de la conférence organisée lundi à Beaupréau par le Centre d’échanges et de réflexion sur l’avenir (Céra).
Arnaud Daguin, chef cuisinier, Emmanuelle Ducros, journaliste au quotidien économique “L’Opinion” et modératrice du débat, et Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, lors de la conférence organisée lundi à Beaupréau par le Centre d’échanges et de réflexion sur l’avenir (Céra). - © AA

Lundi 18 février, à Beaupréau, le Centre d’échanges et de réflexion pour l’avenir (Céra) organisait une table ronde devant répondre à la question : « Comment nourrir l’humanité en 2050 ? ». Pour en débattre, le cercle créé par une trentaine de chefs d’entreprises vendéens avait invité Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, et Arnaud Daguin, cuisinier “agitateur d’idées”. Assez rapidement, en fait, la discussion a bifurqué sur les valeurs attachées à la production agricole. « Qu’est-ce qu’un bon produit ?, interroge Arnaud Daguin. C’est celui qui concilie apports nutritionnels, innocuité sanitaire et empreinte environnementale limitée, et dont la mise en marché garantit à son producteur de vivre correctement. » Selon le restaurateur basque, rares sont les productions qui associent toutes ces dimensions. Elles correspondent pourtant aux aspirations des consommateurs. « Nous, agriculteurs, avons rendez-vous avec les consommateurs », reprend Christiane Lambert. Ajoutant que l’entrepreneur agricole est l’acteur de la chaîne alimentaire qui inspire le plus confiance (« à 79 % »), loin devant l’industriel, le politique, etc. « Pas à pas, les chefs d’entreprises agricoles font ce qu’ils peuvent pour changer. Et ils informent de plus en plus les consommateurs en direct au sujet de leurs démarches de progrès, via les réseaux sociaux. Les médias doivent donc cesser leur injonction du tout, tout de suite », tonne Christiane Lambert. Qui regrette également le “2 poids 2 mesures” des pouvoirs publics, à propos des phytos : « on vise 2035 ou 2040 pour arrêter le nucléaire et le moteur thermique, et on voudrait supprimer le glyphosate dès demain ? » Sans alternative fiable et viable, « c’est une stupidité, juge Arnaud Daguin. Donnons plutôt aux agriculteurs volontaires les moyens d’expérimenter sur les couverts végétaux ou les techniques de récolte ».

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Aucune étude prouve le caractère cancérogène du glyphosate

a déclaré P. Médevielle, sénateur UDI, suite à une étude sanitaire menée par des sénateurs de l'Opecst, sur le glyphosate

Le chiffre de la semaine
2/3
Des consommateurs avouent un doute sur la composition 100 % bio des produits étiquetés comme tels.

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