L'Anjou Agricole 13 décembre 2017 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Entreprises agricoles : moins de défaillances dans les filières engagées en bio

Spécialisé dans l’assurance-crédit, la société Coface s’est intéressée à la filière bio et à ses évolutions face à une croissance sans précédent de la demande. Si les défaillances d’entreprises sont moins importantes dans les filières où l’agriculture biologique est la plus développée, cette dernière risque également de renier certains principes pour continuer à fournir l’augmentation de la consommation.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © V. Marmuse / CAIA

Dans le secteur encore récent de la production biologique, peu d’études économiques sur les entreprises ont été réalisées, d’autant plus qu’il n’existe pas de nomenclature spécifique pour différencier le bio du conventionnel. Pour contourner cette difficulté, la société d’assurance-crédit Coface a étudié l’ampleur des défaillances d’entreprises en fonction de l’implication des filières en agriculture biologique.

Il en ressort que, toutes choses égales par ailleurs, « les filières les plus converties à l’agriculture biologique ont été les plus résilientes », a expliqué l’économiste Bruno de Moura Fernandes lors d’une conférence de presse sur le sujet le 12 décembre.

Ainsi, une hausse de 10 % de la part du bio dans une filière est associée à une baisse de 11 % des défaillances d’entreprises. A noter que globalement, les défaillances d’entreprises dans le secteur agricole sont de + 4,9 % par an depuis 2012, et que l’agriculture restait en 2016 l’un des rares secteurs à ne pas voir baisser son taux de défaillance d’entreprise. Les filières les plus résistantes sont donc la viticulture et les fruits et légumes, très converties au bio, à la différence de la viande porcine, par exemple.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Ça coince sur la répartition de la valeur.

selon la FNPL. La répartition de la valeur a été au coeur des discussions du conseil d’administration du Cniel du 11 juillet.

Le chiffre de la semaine
36,1 Mt
Selon les dernières estimations au 1er juillet, la production française de blé tendre atteindrait 36,1 millions de tonnes (Mt), en léger recul de 1,3 % par rapport à l’année précédente, annonce le ministère de l’Agriculture dans une note de conjoncture le 10 juillet.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui