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Entreprises agricoles : moins de défaillances dans les filières engagées en bio

Spécialisé dans l’assurance-crédit, la société Coface s’est intéressée à la filière bio et à ses évolutions face à une croissance sans précédent de la demande. Si les défaillances d’entreprises sont moins importantes dans les filières où l’agriculture biologique est la plus développée, cette dernière risque également de renier certains principes pour continuer à fournir l’augmentation de la consommation.

© V. Marmuse / CAIA

Dans le secteur encore récent de la production biologique, peu d’études économiques sur les entreprises ont été réalisées, d’autant plus qu’il n’existe pas de nomenclature spécifique pour différencier le bio du conventionnel. Pour contourner cette difficulté, la société d’assurance-crédit Coface a étudié l’ampleur des défaillances d’entreprises en fonction de l’implication des filières en agriculture biologique.

Il en ressort que, toutes choses égales par ailleurs, « les filières les plus converties à l’agriculture biologique ont été les plus résilientes », a expliqué l’économiste Bruno de Moura Fernandes lors d’une conférence de presse sur le sujet le 12 décembre.

Ainsi, une hausse de 10 % de la part du bio dans une filière est associée à une baisse de 11 % des défaillances d’entreprises. A noter que globalement, les défaillances d’entreprises dans le secteur agricole sont de + 4,9 % par an depuis 2012, et que l’agriculture restait en 2016 l’un des rares secteurs à ne pas voir baisser son taux de défaillance d’entreprise. Les filières les plus résistantes sont donc la viticulture et les fruits et légumes, très converties au bio, à la différence de la viande porcine, par exemple.

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