L'Anjou Agricole 30 octobre 2020 à 08h00 | Par AA

Faire travailler plus pour gagner plus

Jacques Roullier est éleveur à La Pommeraye, au Gaec des Fresches. Depuis quelques années, il tente d’augmenter la longévité de ses vaches laitières. Pour le bien de son porte-feuille, et de la planète.

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Jacques Roullier à côté de la doyenne de l'exploitation, qui entame sa 8ème lactation.
Jacques Roullier à côté de la doyenne de l'exploitation, qui entame sa 8ème lactation. - © AA

Au Gaec des Fresches, une vache c’est comme un bon vin, elle se bonifie avec le temps. Et tant qu’à élever une génisse pendant 2 ans et demi, autant lui donner une carrière longue, afin de rentabiliser son début de vie improductif.


55 vaches laitières
C’est à partir de ce constat que Jacques Roullier travaille, depuis maintenant 8 ans, à faire vieillir ses vaches. Ainsi, il atteint 2,6 lactations, tandis que la moyenne départementale se situe à 2,3. « Je sais que ce n’est pas encore très vieux, mais j’espère atteindre 3 lactations en moyenne dans les prochaines années », détaille l’éleveur de La Pommeraye. Sur cette exploitation, 55 vaches laitières bénéficient des 75 ha de prairies et de la quinzaine d’ha de maïs que les 3 associés cultivent. Des prim’holsteins, des montbéliardes et des croisées prim’ x montbéliardes se côtoient sur cette exploitation ligérienne. En lait standard, les vaches tournent autour de 9 200 litres, avec des taux très intéressants : 44 en TB, 34 en TP. Dehors près de 9 mois dans l’année, les animaux reviennent se faire traire dans une 2x4, « un peu juste, mais j’aime traire ».


De la patience
« Une génisse, ça coûte, donc autant la rentabiliser. Ça me fait mal quand je vois des vaches monter dans le camion avec à peine 2 lactations », témoigne Jacques Roullier. Sur son exploitation, de plus en plus de vaches dépassent la dizaine d’années. Et la doyenne entame sa huitième lactation, sans problèmes. « J’ai remarqué que les lactations 6, 7 et 8 sont aussi bien que les 3, 4 et 5. Alors que la première est plus difficile en production, car la vache n’a pas fini sa croissance », détaille l’éleveur, qui sait se montrer très patient pour faire vieillir ses vaches. « ça m’arrive de tenter 5, voir 6 inséminations sur des  vaches que je veux garder en lactation, car elles produisent bien ». Sur cette campagne, 12 vaches sur les 55 sont à plus de 4 lactations. Inimaginable dans d’autres élevages !

 

Article complet dans l'Anjou Agricole du 30 octobre

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Tout doit être mis en oeuvre pour éviter une crise dans la filière lait bio. Si elle survenait, le lait bio non valorisé serait déclassé et viendrait, par effet domino, déstabilisé le marché du lait conventionnel.

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