L'Anjou Agricole 17 juillet 2019 à 14h00 | Par Romain Devaux

FDSEA et JA dénoncent le double discours du Gouvernement

La FDSEA et les JA ont interpellé les députés sur les conséquences de l’accord, comme lors du déplacement le 15 juillet de Philippe Bolo au Gaec des Sources au Tremblay.

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Le député Philippe Bolo entouré de Ludovic Roncin et Mathieu Delanoë (JA), Frédéric Robert et Fabien Bossé (FDSEA). Patricia Maussion, conseillère régionale, était également présente.
Le député Philippe Bolo entouré de Ludovic Roncin et Mathieu Delanoë (JA), Frédéric Robert et Fabien Bossé (FDSEA). Patricia Maussion, conseillère régionale, était également présente. - © AA

Avant la ratification de l’accord de libre-échange avec le Canada (Ceta) le 17 juillet (décalée au 23 juillet), la FDSEA et les JA ont décidé d’interpeller directement dans leurs circonscriptions les députés du Maine-et-Loire. Un rendez-vous a ainsi été organisé avec Philippe Bolo, député du Segréen, afin de l’alerter des risques qui pèsent sur l’agriculture avec cet accord commercial et principalement sur l’élevage.
Car le Ceta, ce sont des droits de douane nuls pour 65.000 T. de viande bovine, 80.000 T. de viande porcine mais aussi des contingents de volaille. Une région d’élevage comme le Segréen sera donc directement impactée.


L’agriculture monnaie d’échange
Le député Bolo a participé à une mission d’enquête au Canada récemment. Il y a notamment rencontré les agences sanitaires et visité des élevages, notamment un feedlot de 6000 têtes de bétail. Il s’est voulu rassurant sur l’efficacité des contrôles mis en place par les autorités canadiennes et a rappelé que les carcasses exportées vers l’Europe feront l’objet d’une traçabilité particulière.
Un retour d’expériences qui n’a cependant pas convaincu les responsables FDSEA et JA qui considèrent qu’une nouvelle fois l’agriculture a servi de monnaie d’échange pour que l’accord soit conclu. Et les responsables agricoles de dénoncer le double discours permanent du Gouvernement entre d’un côté les Etats Généraux de l’Alimentation qui demandent toujours plus de qualité aux agriculteurs français, et de l’autre côté des importations à bas coûts qui ne respectent pas les standards européens. Un double discours non entendable par le monde agricole.

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