L'Anjou Agricole 24 octobre 2019 à 12h00 | Par Romain Devaux

FDSEA et JA portent leurs doléances au préfet de Maine-et-Loire

Le mode d’action a évolué mais la colère reste la même. Mardi 22 octobre, un cahier de doléances a été remis au préfet de Maine-et-Loire René Bidal. Des réponses sont désormais attendues.

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Devant les grilles de la Préfecture, fourches et bêches à la main pour symboliser la révolte paysanne.
Devant les grilles de la Préfecture, fourches et bêches à la main pour symboliser la révolte paysanne. - © AA

Pour cette nouvelle journée d’actions nationale, ils étaient 70 à s’être déplacés à Angers devant la Préfecture, à l’appel de la FDSEA et des JA, outils à la main, pour symboliser leur ras-le-bol et demander des comptes. Pour cela, un cahier de doléances était à leur disposition afin de faire remonter les revendications. Prix, déception suite aux états généraux, ZNT, contraintes administratives, concurrence déloyale… Chacun a pu s’exprimer librement.

Les prix, la priorité
Une délégation a ensuite été reçue par le préfet. L’ensemble des doléances lui a été présenté. Les agriculteurs attendent désormais des réponses concrètes, avec une priorité absolue : le prix des produits et le revenu des producteurs.
Cette rencontre a aussi été l’occasion de faire remonter des cas concrets comme celui de cet éleveur du Segréen qui attend toujours d’être payé de sa Pac 2019. Une situation intenable alors qu’il doit faire face à des remboursements calés sur le calendrier Pac.


Un préfet à l’écoute
D’autres messages ont été passés à cette occasion par Emmanuel Lachaize, secrétaire général de la FDSEA : « on se souviendra de 2019 car les hommes, les animaux, les cultures ont souffert de la sécheresse. Cela doit nous servir à avancer sur le dossier ultra-prioritaire du stockage de l’eau ».
Autre priorité : les trésoreries des exploitations. Le dossier calamités agricoles doit rapidement trouver une issue favorable et le dégrèvement de la TFNB a été demandé.
Le préfet s’est montré à l’écoute et en phase avec une grande partie des revendications syndicales. Reste désormais à traduire cela par des actes concrets.

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la phrase de la semaine

La réduction des produits phytosanitaires est un combat de tous les jours. Tout le monde doit travailler main dans la main, et il est primordial de penser et d’agir de manière systémique,

a dit Benoit Jeannequin, de l’Inrae, lors du colloque sur les cultures spécialisées économes en phytosanitaires, jeudi 16 janvier à Angers.

Le chiffre de la semaine
10 000
C'est le nombre de foyers (hors chauffage), dont la consommation d'énergie sera couverte par le Parc éolien de l'Hyrôme, composé de 5 éoliennes entre Chanzeaux et Valanjou. Démarrage prévu en mars.