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Festi'élevage - Pointeur professionnel et futur éleveur

Antoine Ménard, 23 ans, travaille comme technicien à la Sica Rouge des Prés, tout en préparant son installation avec son père Hervé Ménard au Fief-Sauvin, programmée pour le printemps 2019.

Antoine Ménard parmi les reproducteurs de la station de Chenillé-Changé. « Travailler avec les animaux » est sa motivation première.
Antoine Ménard parmi les reproducteurs de la station de Chenillé-Changé. « Travailler avec les animaux » est sa motivation première.
© AA

Savoir pointer aiguise « l’œil de l’éleveur ». Et cela, c’est  vraiment un plus lorsqu’on veut, comme Antoine Ménard, faire de l’élevage son métier. Depuis un an, le jeune homme est technicien à l’organisme de sélection de la race rouge des prés. Son quotidien : passer dans les élevages inscrits à la Sica pour y effectuer un pointage adulte, sur les animaux de 2 à 3 ans. Ce pointage permet de confirmer ou infirmer le premier pointage effectué sur les animaux jeunes, afin de pouvoir établir les index morphologiques.


Partout où la rouge des prés est là
Pour ce faire, il a suivi, avec Nicolas Espalier, nouvel ingénieur agricole arrivé dans l’équipe de la Sica il y a un an également, une formation intensive de pointage. Celle-ci est dispensée par l’Institut de l’élevage, sur des vaches charolaises. Antoine Ménard est désormais pointeur agréé. Cette activité l’amène à se déplacer partout où la rouge des prés est implantée : sur plusieurs départements du Grand Ouest, mais aussi jusque dans le Nord et dans l’Est de la France, ainsi qu’en Allemagne, où la race bicolore connaît un fort dynamisme.

 

Ouverture d'esprit

Dans la perspective de son intallation, il apprécie « l’ouverture d’esprit » permise par cette activité. En plus du pointage, Antoine Ménard effectue du conseil à l’accouplement avec des taureaux de station ou des taureaux d’élevage. Il aide au tri des animaux pour les présenter à la station de sélection, prodigue des conseils pour trouver un taureau... Il engrange ainsi une expérience, des idées : « tout ce que je vois aujourd’hui dans les autres élevages, je ne l’aurais pas vu si je n’étais pas passé par cette expérience professionnelle ».
S.H.

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