L'Anjou Agricole 17 juillet 2015 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

FNSEA, APCA, Coop de France et le Sénat demandent un plan d'urgence

Hier 16 juillet, la FNSEA, APCA, Coop de France et le Sénat ont communiqué auprès du ministre de l'Agriculture en faveur de mesures d'urgence pour relever la situation de crise de l'élevage.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Xavier Beulin, président de la FNSEA.
Xavier Beulin, président de la FNSEA. - © Actuagri

Une session extraordinaire du Sénat a réuni le 16 juillet des sénateurs, le ministre de l'Agriculture et l'ensemble des acteurs des filières lait, porc et bovin viande, à l'exception notable de l'industrie laitière.

Le président du Sénat Gérard Larcher (Les Républicains) et les deux sénateurs co-organisateurs Jean-Claude Lenoir et Jean Bizet (Les Républicains) ont plaidé pour que des mesures soient prises de toute urgence : si possible « avant le départ en vacances ». Durant la matinée, les sénateurs ont souhaité que le ministre de l’Agriculture applique mieux, plus vite, et plus fort les mesures déjà en place (reports d’annuités, respect des engagements de hausse des prix, simplification et allègement des normes, dialogue dans les filières...), et qu'il plaide plus vivement à Bruxelles la mise en place de certaines mesures de régulation de marché. « Le ministre ne peut pas juste être le greffier de l’accord du 17 juin (sur la viande bovine, ndlr) », a par exemple lancé le sénateur de la Vendée Bruno Retailleau (Les Républicains).

 

La FNSEA s'est prononcée pour un « grand plan de désendettement de l’agriculture ». « Si nous voulons améliorer la situation des éleveurs et relancer les investissements, la seule solution est un plan de désendettement massif », a expliqué Xavier Beulin, le président de la FNSEA. Cette piste, qui selon lui n’a pas encore été explorée, a été soutenue par les sénateurs de l'opposition.


Guy Vasseur, président de l'APCA.
Guy Vasseur, président de l'APCA. - © AA

Dans des communiqués du 16 juillet, l’APCA et Coop de France ont soutenu l’idée émise par la FNSEA d’un plan de désendettement des éleveurs français.


Pour le président de l’APCA Guy Vasseur, « la question de l'installation et de la transmission des exploitations est centrale, compte tenu de l’importance de l’investissement nécessaire. Il est urgent de prévoir un plan de désendettement » , explique-t-il, évoquant des reports d’emprunt, annuités différées…


Philippe Mangin, président de Coop de France.
Philippe Mangin, président de Coop de France. - © Actuagri

 

Pour Philippe Mangin, président de Coop de France, « l’enjeu prioritaire est bien celui de la compétitivité de l’agriculture et de l’agroalimentaire français. Cela passe aussi par une meilleure organisation des producteurs, en particulier dans la filière bovine, et le développement de la contractualisation pluriannuelle, qui pour être incitative et sécurisante, nécessite une évolution du droit de la concurrence. » Philippe Mangin estime que, sur le court terme, « il appartient aux pouvoirs publics de mettre en place un grand plan de désendettement de l’élevage français. » Enfin, Coop de France a « confirmé sa totale mobilisation auprès des coopératives pour contribuer au sauvetage des éleveurs et redonner espoir aux plus jeunes d’entre eux. »

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

Comme on aimerait que toutes nos larmes forment une pluie abondante, un orage de colère et de piété, qui, d’un coup, arrêterait l’incendie de Notre Dame !

a twitté Bernard Pivot, journaliste et écrivain, lundi 15 avril à l’annonce du terrible incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Le chiffre de la semaine
6,5 %
Sur un panier de courses de 100 euros, seulement 6,50 euros reviennent aux agriculteurs (source OFPM)

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui