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Glyphosate : « la solution serait plutôt de réfléchir à comment diminuer son utilisation »

Sarah Singla, ingénieur agronome de formation, agricultrice en agriculture de conservation des sols dans l'Aveyron, a fondé l'association Clé de Sol, qui a pour but de vulgariser la pratique du semis direct sous couvert.

Sarah Singla.
Sarah Singla.
© AgroBiosciencesTV

En marge d'une conférence organisée le 18 septembre en Eure-et-Loir, Sarah Singla a fait le point sur les conséquences d'une possible interdiction du glyphosate sur les pratiques agricoles vertueuses comme l'agriculture de conservation. Selon elle, l'interdiction du glyphosate " va mettre cette agriculture en danger, dans le sens où certaines personnes vont faire marche arrière, c'est très clair, et du coup en faisant marche arrière, tous les engagements que l'on avait pris vis-à-vis de l'accord Climat, du 4 pour 1 000 en disant qu'on allait séquestrer du carbone dans le sol via les plantes vivantes, via le fait qu'on ne travaille plus le sol, tout cela va s'arrêter. D'autre part, au niveau international, si nous agriculteurs français on n'a plus le droit d'utiliser du glyphosate, la France continuera quand même d'importer des matières premières sur lesquelles il y aura eu cette matière active."

" La solution est plutôt que l'on s'axe, tous ensemble, tous ceux qui travaillent sur cette problématique agricole, sur comment diminuer l'utilisation, et que ce ne soient pas uniquement les agriculteurs qui cherchent, mais qu'il y ait un réel partenariat, que l'on vienne nous aider sur les parcelles à développer une agriculture qui puisse répondre à tous les enjeux. Nous, on est prêts à avancer beaucoup plus loin, mais il faut qu'on nous donne le temps aussi de trouver des alternatives et que l'on soit accompagnés."

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