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GMS : première mise en garde de l’année par la FDSEA et les JA

Les organisations syndicales maintiennent la pression sur la grande distribution dans cette période de négociations commerciales.

Le 15 janvier, dans le rayon produits laitiers du Leclerc de Chemillé.
Le 15 janvier, dans le rayon produits laitiers du Leclerc de Chemillé.
© AA

La FDSEA et les JA49 ont décidé, en ce début d’année, d’aller souhaiter à leur manière leurs “bons vœux” à la grande distribution. Une cinquantaine de producteurs s’est ainsi rendue vendredi 15 janvier au Leclerc de Chemillé. L’occasion de dire aux responsables du magasin que les organisations syndicales restent en alerte, alors que les cours n’ont pas monté, voire se sont dégradés, depuis les actions de l’été dernier. C’est le cas en porc, où les producteurs présents ont exprimé leur colère : « on a un coût de production à 1,40 e le kg et un prix de vente autour de 1,08 euros. Il faut que cela bouge, car c’est désormais une question de survie pour les producteurs ».

Des produits laitiers bradés
Cette première « mise en garde » de l’année 2016 intervient alors que les négociations commerciales font rage actuellement entre distributeurs et transformateurs. Et selon les premiers retours, certaines enseignes continuent à vouloir jouer avec la politique du prix bas. Pour Sylvain Piet, secrétaire général de JA49, cette situation n’est pas tolérable : « certains n’ont visiblement toujours pas compris la situation de la filière agricole et continuent à vouloir s’accaparer les marges sur le dos des producteurs. Cela ne peut durer plus longtemps, sous peine de remettre rapidement le feu dans les campagnes ».

FDSEA et JA restent mobilisés
Ce type d’action est toujours l’occasion de faire une visite dans les rayons. Cette semaine, c’était visiblement la grande braderie des produits laitiers avec des yaourts à moins 50 % et des camemberts de grandes marques à 1 euro. Pour les producteurs, c’est une véritable provocation. « La prochaine fois, on les sortira des rayons » lance un éleveur des Mauges présent.
Cette action s’est voulu « courtoise », mais si les choses ne bougent pas rapidement, la colère des éleveurs pourrait rapidement prendre le dessus.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 22 janvier 2016.

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