L'Anjou Agricole 13 mars 2018 à 10h00 | Par L'Anjou Agricole

Guerre commerciale transatlantique : l’Union Européenne prépare la riposte

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- © Patrick Cronenberger

Les produits agricoles ne sont pas au centre du contentieux sur l’acier et l’aluminium avec le président américain qui ne veut pas accepter un déficit commercial de 100 milliards de dollars avec l’Union Européenne (UE).

Néanmoins, par précaution, la Commission européenne négocie à l’heure actuelle avec les Etats membres une liste de produits agricoles qui seraient, le cas échéant, soumis aux pénalités de rétorsion de la part de l’UE. Cette liste est encore tenue secrète. Mais selon des indiscrétions y figureraient : le beurre de cacahouètes, les tomates, les pommes de terre, le jus d’orange, les airelles, le Bourbon whisky. Il est même envisagé d’y mettre le soja. Ces mesures complèteraient les taxes de rétorsion sur des produits industriels et une plainte devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Les produits choisis par la Commission visent très spécifiquement des membres de l’entourage de Trump, et certains de ses soutiens industriels et commerciaux connus. Les décisions européennes ne sont pas définitives, selon la commissaire Cecilia Malmström : la Commission espère toujours que Donald Trump continuera à exempter l’UE des décisions annoncées. Elle agira par étapes dit-elle, en commençant avec le recours à l’OMC, et en pénalisant des produits pour lesquels l’UE a des possibilités de rechange.

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la phrase de la semaine

5 % d’augmentation des tarifs de vente des produits laitiers aux distributeurs par les transformateurs permettraient d’atteindre le prix de revient moyen calculé par l’interprofession (396 euros/1 000 litres toutes primes confondues). À condition que ces 5 % soient identifi és en toute transparencedans les négociations commerciales. »

a réagi la FNPL suite à la déclaration du président du groupe Intermarché qui s’est engagé à « accepter des hausses de prix », réclamées par les industriels aux GMS

Le chiffre de la semaine
17 %
ENVIRON 200 VOLS ET INFRACTIONS ONT TOUCHÉ LES EXPLOITATIONS AGRICOLES, SOIT UNE BAISSE DE 17 % PAR RAPPORT À 2017.

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