L'Anjou Agricole 21 avril 2016 à 08h00 | Par L'Anjou Agricole

Il veut faire changer les règles

JA Pays-de-la-Loire a élu, jeudi dernier, l’Angevin Matthieu Herguais, président du syndicat pour les deux prochaines années.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Matthieu Herguais s’occupe surtout des cultures et de toute l’administration de son exploitation, à Saint-Georges-sur-Loire (49).
Matthieu Herguais s’occupe surtout des cultures et de toute l’administration de son exploitation, à Saint-Georges-sur-Loire (49). - © AA

A 31 ans, Matthieu Herguais vient d’être élu, pour deux ans, président de JA Pays-de-la-Loire. Il est de ceux qui ont «  à cœur que les agriculteurs puissent vivre dignement de leur métier. » Il est installé depuis le 1er janvier 2008 au Gaec de la Touche à Saint-Georges-sur-Loire. Ce qu’il aime dans l’agriculture ? «  Avoir un métier large. On fait tellement de choses différentes… Du bricolage à l’élevage. » Eleveur en lait et viande, avec 220 hectares, comme les autres, il subit la crise. « Avec mon père et mon frère, nous avons fait le choix de diversifier nos productions. Ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier. » Mais aujourd’hui, il ignore s’il s’agit de la meilleure stratégie. Son optique de travail : « adapter le niveau de production aux performances agronomiques. » Le Gaec est autonome en céréales et en énergie, « mais nous sommes encore toujours trop dépendants des apports protéiques ».
Pour le jeune éleveur, s’engager c’est aussi travailler « à sortir d’une situation où les agriculteurs ne récoltent que les miettes de leur produit. » Pour lui, « cette situation n’est pas tolérable. » Face à cette crise, pas de découragement, plutôt de la détermination. « Je suis convaincu que l’on peut tirer les prix vers le haut. » Suite aux différentes tables rondes avec les acteurs des filières d’élevage, le nouveau président est optimiste : « un cap a été franchi pour les productions avec des signes de qualité. La contractualisation va pouvoir se mettre en place.» Mais pour les produits de grande masse, le responsable est plus prudent : « le travail sera plus long, les transformateurs et les distributeurs se complaisent dans le système actuel. » Selon lui, le prix rémunérateur reste la clé de voûte pour favoriser l’installation. « Pas de rémunération, pas d’installation. Les jeunes ont besoin de plus de lisibilité pour s’installer. »

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

" Dans quelques années, toute une génération de citadins va croire que tout ce qui n’est pas bio est empoisonné ! ".

a réagi sur Twitter l’animateur et producteur de la célèbre émission E=M6, Mac Lesggy.

Le chiffre de la semaine
40
C'est le nombre d'intrusions dans les élevages en France, recensées par la FNSEA en 2019.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui