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Céréales et oléoprotéagineux bio manquent dans la région

Les surfaces en grandes cultures bio ont peu augmenté dans la région.

Les besoins en  grandes cultures  par les opérateurs comme les minoteries, fabricants d’alimentation du bétail,  ne sont pas couverts par la production régionale. C’est l’idée principale qui ressort de l’enquête* réalisée pour l’Observatoire régional de l’agriculture biologique. Des résultats présentés lors de l’assemblée générale d’Interbio Pays de la Loire, mardi, à Angers. Comme l’a expliqué Christine Goscianski, en charge de l’Observatoire à la Chambre régionale d’agriculture, “les grandes cultures occupent 22 % des surfaces bio de la région”. Un chiffre en légère progression en 2011 (+ 10 % entre 2010 et 2011). Au total  pas moins de 1 200 exploitations bio produisent des céréales soit les deux tiers des producteurs bio. “Dans les Pays de la Loire, 46 % de la sole grandes cultures est constituée de blé tendre et d’associations céréales et protéagineux ”, note Christine Goscianski. Caractéristique régionale, plus de la moitié des grandes cultures sont autoconsommées. “86 % des mélanges de céréales et protéagineux sont autoconsommés”.

Des besoins à satisfaire
Les opérateurs économiques de la région regrettent de ne pouvoir se fournir localement. L’étude révèle que 34 % des céréales et oléoprotéagineux bio produits en Pays de la Loire partent en filière longue. La fabrication d’aliment bio pour animaux est en fort développement. “On constate un problème de quantité de matières premières disponibles en région et d’approvisionnement en soja en France”, constate la chargée d’étude. L’enquête a permis de faire ressortir certaines attentes de la part des opérateurs, que ce soit les organismes collecteurs, les fabricants d’aliment, les meuneries, les brasseries et huileries.  “Ils souhaitent travailler sur les coûts de production, la qualité et la propreté des céréales, avoir un prix des matières premières plus abordable...” Et bien-sûr, inciter au développement des céréales oléoprotéagineux dans la région et en France pour sécuriser l’approvisionnement.

H.R.

 

* Une enquête réalisée en partenariat avec la Chambre régionale d’agriculture, la Cab et Interbio.

Enquête

Des consommateurs bio réguliers

Interbio Pays de la Loire a procédé à une enquête sur le comportement d’achat de produits bio des consommateurs en Loire-Atlantique. Une enquête réalisée auprès de 270 personnes, un panel représentatif. De l’étude, il en ressort que plus de la moitié des personnes enquêtées achètent des produits bio. Un profil du consommateur bio se dessine : “c’est un acheteur fidèle et régulier. Celui-ci développe sa responsabilité au fur et à mesure de ses achats vis-à-vis de l’environnement, du maintien de l’emploi en milieu rural”, explique Nadia Zarioh, chargée de mission à Interbio. Les produits bio les plus achetés sont les aliments frais comme les fruits et légumes, les œufs et les produits laitiers largement produits dans la région. À l’issue de l’enquête, Interbio souhaite accroître la consommation de certains aliments produits dans la région, comme la viande, “puisque nous sommes dans une région d’élevage”. Et aussi élargir le public consommateur de produits en valorisant la qualité des produits.

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