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Interview de Frédéric Vincent, président JA Pays de la Loire
Un dispositif d’aide à l’installation efficace

© AA

Qu’est-il ressorti des Assises à l’installation (lire p. 5 de l'Anjou agricole du 31 mai) ?
Frédéric Vincent : Il en ressort que le dispositif d’accompagnement actuel est très bénéfique. 90 % des jeunes installés le sont toujours dix ans après. Ce qui prouve l’efficacité du dispositif. Néanmoins, des adaptations sont toujours nécessaires, liées aux évolutions du métier, de la société...

Quel est, selon vous, le point fort de ce dispositif ?
C’est d’avoir une vraie corrélation entre les compétences initiales du jeune candidat à l’installation et les compétences nécessaires au bon déroulement du projet. Cela veut dire faire un bilan de ses compétences, voir si elles sont suffisantes. Et sinon, amener par de la personnalisation une formation supplémentaire, des stages  pour que le jeune ait tous les atouts en main pour réussir son projet. C’est de la personnalisation et en même temps de la professionnalisation.

Des améliorations peuvent être faites comme vous le disiez. Des exemples ?
Tout d’abord en termes d’accompagnement financier parce qu’on se rend compte que les besoins en capitaux pour reprendre les exploitations agricoles augmentent. Il existe des aides de l’État, de la part des banques, des collectivités. Parfois elles sont chacune de leur côté. Il faut imaginer de la complémentarité entre ces différentes aides pour aider les jeunes candidats à porter les capitaux nécessaires pour leur exploitation.
Le deuxième exemple concerne le statut d’agriculteur. De part la loi, il suffit d’exploiter dix hectares pour être reconnu agriculteur. C’est comme s’il suffisait de posséder un cabinet de médecin pour se dire médecin. On souhaite que la reconnaissance des compétences soit un des éléments pour avoir le statut d’agriculteur.

Les propositions de JA  vous semblent avoir été partagées par les autres partenaires présents à ces Assises ?
Sur la notion de statut d’agriculteur, tout le monde était unanime pour dire que la surface minimum n’était pas un bon moyen pour reconnaître le métier d’agriculteur. Qu’il fallait vraiment qu’il y ait cette notion de compétence et de viabilité. Sur les notions de financement, certains avis peuvent diverger mais tous reconnaissent que le soutien à l’investissement reste nécessaire et qu’il doit être amélioré et adapté pour maintenir des projets qui seront viables demain.

JA a-t-il avancé d’autres propositions ?
Un point important, c’est aussi la notion de simplification administrative. Aujourd’hui on déborde de dossiers justificatifs, de réglementations qui s’imposent. Cela peut être parfois pénalisant pour le développement de projet. On a aussi milité pour que les candidats à l’installation ne soient pas submergés par les contraintes administratives. Il faut déjà simplifier celles qui existent avant d’en imaginer d’autres.

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