L'Anjou Agricole 31 mai 2018 à 15h00 | Par L'Anjou Agricole

« L'énergie vient du système herbe »

Le Gaec du Soleil, situé à Nyoiseau, a amorcé sa conversion en bio il y a un an. D'ici 6 mois, l'exploitation fournira ses premiers litres de lait bio. Analyse de cette démarche vers un nouveau système de production.

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« Passer en système foin est un mode d'alimentation plus sain et plus naturel pour les animaux », estime Charlie Praizelin, éleveur laitier à Nyoiseau.
« Passer en système foin est un mode d'alimentation plus sain et plus naturel pour les animaux », estime Charlie Praizelin, éleveur laitier à Nyoiseau. - © AA

« Le bio, c'était un système qui nous plaisait. Avant de nous installer, mon frère et moi, nous avons travaillé en tant que salariés dans différentes exploitations, certaines en bio. Cela nous a permis de comprendre le système et les techniques à appliquer », explique
Charlie Praizelin, un des 3 associés du Gaec du Soleil, exploitation familiale laitière située à Nyoiseau (709 000 l). La conversion en bio a commencé par la partie végétale en avril 2017. « Pour les animaux, nous venons de commencer et dans 6 mois, nous serons totalement en bio. Notre projet et cette conversion a été suivie par une conseillère de la Chambre d'agriculture : elle aura été faite en 18 mois ». L'exploitation compte 121 ha de SAU, avec un parcellaire groupé. Le pâturage tournant était déjà pratiqué par le père de Charlie Praizelin. « Nous faisons une rotation entre 15 parcelles de 2 ha environ, qui accueillent les 97 vaches du cheptel. Ce système était un très bon point de départ pour la conversion, puisque nous étions déjà engagés en système herbe ».

100 % autonome
L'autonomie, fourragère comme protéique, est au coeur des objectifs du Gaec. « Pour le fourrage, c'est déjà le cas », souligne Charlie Praizelin. Depuis mi-mai, un séchoir en grange est en activité. « Nous avons juste orienté les variétés de nos parcelles vers du multi-espèces, car une bonne harmonie est la garantie d'un meilleur séchage ». L'herbe étant le centre des préoccupations alimentaires du Gaec, celui-ci est également autonome en matière de matériel de fenaison. « Nous avons une faucheuse, une faneuse, un endaineur et une autochargeuse. Nous possédons également une herse étrille et une houe rotative en co-propriété pour le travail du sol ».

Retrouvez l'intégralité de l'article dans le dossier lait de l'Anjou agricole du 1er juin 2018.

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la phrase de la semaine

On ne couvre pas la réalité des coûts de production lorsque sont intégrés le coût réel du travail (2 Smic par UTH) et le coût du capital

constate Philippe Chalmin, président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges (OFPM) lors de la présentation du nouveau rapport le 19 juin.

Le chiffre de la semaine
32 930
rongeurs aquatiques envahissants (ragondins et rats musqués) ont été piégés en 2017 par les bénévoles des Gdon et par l’Association des piégeurs de Maine-et-Loire.

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