L'Anjou Agricole 01 mars 2018 a 15h00 | Par L'Anjou Agricole

La colère des éleveurs des Basses vallées

Abonnez-vous Reagir Imprimer
- © AA

« Si les Basses vallées ne sont pas en handicap naturel, c’est à ni rien comprendre ». Les éleveurs qui manifestaient vendredi 23 février avaient du mal à avaler la décision du ministère de l’Agriculture de sortir leur territoire du classement des zones défavorisées, suite à la parution de la nouvelle carte (voir L’Anjou agricole du 23 février). Installée sur la levée de Briollay qui surplombe les prairies inondées par le Loir, une vingtaine d’agriculteurs ont mené une opération de barrage filtrant afin d’alerter les automobilistes de cette décision qui menace ce territoire fragile. Ils ont notamment reçu la visite et le soutien du maire de Briollay, André Marchand. Encore un mince espoir Dans cette dernière mouture de la carte, le ministère n’a retenu que très partiellement le territoire des Basses vallées. Seules 2 ou 3 communes seraient classées mais pour l’instant, difficile de dire lesquelles. Car ce territoire est très particulier : 200 éleveurs entretiennent 6 000 hectares de prairies inondées chaque année. Inacceptable et incompréhensible pour la FDSEA et la Chambre d’agriculture qui travaillent depuis 2 ans au classement de cette zone. Même si les éleveurs veulent encore y croire comme Dominique Lebrun, éleveur à Etriché et membre du bureau de la FDSEA : « il reste un mince espoir pour faire bouger les lignes. On va continuer à se battre et utiliser tous les leviers d’actions possibles car c’est maintenant que ça se joue ». Retour en arrière ? La colère est d’autant plus grande que les Basses vallées reviennent de loin comme en témoigne Michel Perdreau, éleveur à Cheffes-sur-Sarthe : « il y a 30 ans, ces parcelles n’intéressaient personne, seules les peupleraies se développaient. Les éleveurs ont joué le jeu, nous avons collaboré pour leur redonner une entité d’élevage, tout en protégeant la faune. Une telle décision s’apparente à un retour en arrière ».

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions emises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se reserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et reglements en vigueur, et decline toute responsabilite quant aux opinions emises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

la phrase de la semaine

Compte tenu du contexte sanitaire et social actuel, les dons de lait sont plus que jamais vitaux pour fournir l’aide alimentaire

ont indiqué Les Restos du Coeur. Les agriculteurs concernés ont jusqu’au 15 février pour effectuer un don à une association habilitée.

Le chiffre de la semaine
600 millions d'euros
le relèvement du SRP (Seuil de Revente à Perte) de 10% a permis un gain de 600 millions d’euros pour la distribution qui auraient dû, en toute logique, se retrouver dans les cours de fermes.