L'Anjou Agricole 11 novembre 2020 à 12h00 | Par AA

La filière pigeon a du plomb dans l’aile

Les éleveurs de pigeons se retrouvent une nouvelle fois dans une situation délicate. Des aides seront indispensables pour sauver la filière.

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- © PixaBay

Pour nombre d’agriculteurs, ce deuxième confinement vient ponctuer une année 2020 déjà très compliquée. De nombreuses filières déplorent des manques à gagner vertigineux.


Se réorganiser
Pour la filière pigeon, le principal débouché est la restauration. Les éleveurs se retrouvent une nouvelle fois dans le marasme.  « On sentait que la consommation commençait à revenir doucement, et tout d’un coup, tout s’effondre de nouveau », analyse Fadil Bendeffou, éleveur au Louroux-Béconnais. Ce dernier continue sa production, en espérant une reprise de l’activité dans les mois à venir. « On avance en aveugle, et on ne sait pas si la filière tiendra ». Lors du dernier confinement, Fadil Bendeffou a dû s’adapter et se tourner vers des points de vente différents de ses marchés habituels. La GMS, ou des start-up comme Promus. Cette fois encore, l’éleveur doit s’adapter, et a commencé à livrer l’Intermarché de sa commune. Dès lors, les colombiculteurs vont être obligés de réduire la voilure en diminuant le cheptel, faute de débouchés. Avec, à la clé, une nouvelle baisse de chiffre d’affaires. « Je suis à 50 % de mon CA habituel depuis mars. Le pire, c’est que nous sommes une petite filière, et on ne se sent pas écouté du tout, pas pris au sérieux ». Un coup dur pour l’éleveur, qui envisageait pourtant de se lancer dans l’abattage à la ferme et la vente directe. Mais à l’heure actuelle, difficile de se projeter. « Sans le fonds de solidarité et les aides de la communauté de communes, je n’aurais pas tenu ».


La filière est inquiète
« On voit des collègues qui ne peuvent plus payer leurs fournisseurs. Il va y avoir de la casse en 2021 pour notre filière », appuie Myriam Teillet, membre de l’Union régionale des éleveurs professionnels de pigeons et éleveuse à Sainte-Hermine, en Vendée. « Avec l’année 2020, les congélateurs sont pleins de pigeonneaux. On comptait sur novembre et décembre pour écouler la production, mais avec cette nouvelle fermeture des restaurants, ce n’est plus possible... », analyse l’éleveuse.


Article complet dans l'Anjou Agricole du 13 novembre.

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