L'Anjou Agricole 26 juillet 2017 � 08h00 | Par L'Anjou Agricole

La sécheresse compromet sa récolte de maïs

A Liré, pour pallier une récolte de maïs ensilage qui s’annonce catastrophique, l’EARL de la Plissonnière envisage de ne pas produire de taurillons cette année.

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L’éleveur de charolaises, Thierry Dubillot, est consterné quand il voit l’état de certains de ses maïs. Pourtant, « ils ont une meilleure tête depuis qu’il a plu ce week-end » (ndlr : les 22 et 23 juillet).
L’éleveur de charolaises, Thierry Dubillot, est consterné quand il voit l’état de certains de ses maïs. Pourtant, « ils ont une meilleure tête depuis qu’il a plu ce week-end » (ndlr : les 22 et 23 juillet). - © AA

Agriculteur dans les Mauges, Thierry Dubillot n’a jamais connu une situation pareille. Sur les 18 hectares de maïs qu’il a implantés cette année, l’éleveur de charolaises n’en récoltera sans doute que 8. « Et encore, mes rendements seront divisés par 2 », estime l’agriculteur de Liré. En temps normal, sans irrigation, les rendements oscillent entre 10 à 12 t MS/ha. Le peu ensilé sera récolté avec au moins 15 jours d’avance.

L’agriculteur a semé en 2 fois :  8 ha - les moins pires -  les 28 et 29 avril et les 10 restants les 30 et 31 mai. « Les travaux ont été réalisés par une ETA en semis direct. » Les frais engagés ? 200 euros/ha. Sans compter les 125 euros/dose en sachant qu’il faut compter 2 doses/ha. « A chaque fois, les semis ont été effectués dans de bonnes conditions, dans des terres sèches ».  Les chaleurs de début juin ont été fatales pour les seconds semis. « Le maïs venait de lever ». à la chaleur s’ajoute le manque d’eau. « Depuis mai, on ne compte que 20 mm de précipitations. Dont 14 le week-end dernier. » Les derniers maïs n’ont toujours pas entamé leur floraison et ne dépassent pas - au mieux - les 50 cm de haut.

Sur l’exploitation, la production de maïs est essentielle à l’engraissement des taurillons. Face à cette situation,  le producteur de viande ignore quelle stratégie adopter. « Vendre la quarantaine de taurillons que je produis d’ordinaire en broutards ? » Des animaux qui partiraient pour 800 euros à 7-8 mois contre 1 600 euros à 16 mois.  Un manque à gagner difficile à digérer pour le couple Dubillot.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 28 juillet 2017.

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