L'Anjou Agricole 03 octobre 2019 à 13h00 | Par AA

Le Baugeois, terre d’innovation agronomique

Végétal animal village s’est tenu à Pontigné, vendredi 27 septembre. Un événement organisé par la Chambre d’agriculture, en partenariat avec la Communauté de communes Baugeois Vallée. Parmi les thèmes abordés, l’agriculture de conservation (AC).

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Installé en 2018, François Becquet, de la ferme de Villaine où se déroulait la journée, a construit son propre semoir de semis direct sous couvert à partir d’un châssis de déchaumeur.
Installé en 2018, François Becquet, de la ferme de Villaine où se déroulait la journée, a construit son propre semoir de semis direct sous couvert à partir d’un châssis de déchaumeur. - © AA

Après deux premières éditions sous le nom de Végétal village, (La Ménitré en 2017, Meigné-le-Vicomte en 2018), la 3ème édition, portait le nom de Végétal animal village. Pour souligner cette évolution, la journée s’est tenue sur une ferme de polyculture-élevage, celle de François Becquet. Ce jeune éleveur, installé en 2018, porte « de fortes convictions agronomiques », comme l’a expliqué Denis Laizé, vice-président de la Chambre d’agriculture.
Responsable R&D en machinisme agricole avant d’être agriculteur, François Becquet a beaucoup voyagé : « j’ai vu l’intérêt de couvrir les sols en permanence, aussi bien pour l’agronomie que pour l’économie. La réflexion sur le stockage de la matière organique est aussi très intéressante ». Aujourd’hui, sur son parcellaire, il pratique la couverture des sols, même en interculture courte : « après un blé, je mets un couvert multi-
espèces »« Mon troisième cheptel, ce sont les vers de terre », a l’habitude de dire l’agriculteur, qui élève des génisses allaitantes et  des cerfs.

Faire pâturer les couverts
Seul gérant sur la ferme avec des salariés, il veut optimiser son temps, et en cela l’agriculture de conservation lui est utile : « tout le temps que je gagne en parcelle, je le récupère pour l’élevage et la vente directe ». Sur un couvert de radis fourrager, colza, féverole et lin qu’il a semé avec son semoir fait maison, il va dans quelques jours mettre des animaux à pâturer, pour faire  « du broute-bouse ».

Des conseils à ceux qui veulent se lancer en AC ? « Avant tout, bien connaître ses sols, avoir toujours de quoi faire un test bêche. Et bien connaître ses objectifs ». En AC, « il est également important d’avoir le sens de l’expérimentation », ajoute Maryline Faure, conseillère agronomie de la Chambre d’agriculture, qui anime un groupe de progrès. François Becquet adhère tout à fait à cet état d’esprit. Son leitmotiv, « ne jamais se mettre de freins ».
S.H.

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