L'Anjou Agricole 21 février 2019 à 16h00 | Par AA

Le fil rouge de la famille

Comme avant lui son père, Michel Cassin est éleveur-sélectionneur de brebis rouges de l’Ouest près de Chemillé. Il présente un bélier au concours du prochain Salon de l’agriculture.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Michel et Denise Cassin, éleveurs-sélectionneurs de brebis rouges de l’Ouest, avec le bélier qu’ils présenteront au Concours général du prochain Salon de l’agriculture.
Michel et Denise Cassin, éleveurs-sélectionneurs de brebis rouges de l’Ouest, avec le bélier qu’ils présenteront au Concours général du prochain Salon de l’agriculture. - © AA

« Maintenant je connais un peu Paris. » Michel Cassin, 56 ans, n’en est pas à son 1er Concours général agricole. Installé en co-exploitation avec son épouse Denise à la
Tourlandry, près de Chemillé, il élève et sélectionne depuis 30 ans des brebis de race rouge de l’Ouest. Sur une ferme de 65 ha, majoritairement en prairie, plus 7 ha de méteil et maïs. L’entreprise tire l’essentiel de son revenu de la vente au négoce de sa viande de blondes d’Aquitaine. 
Au Salon 2015, les époux Cassin avaient déjà emmené deux béliers rouges de l’Ouest. Sans être primé, mais ça ne les chagrine pas. « On y va pour participer, et pour échanger avec les collègues sur la génétique, etc. » Cette année, le concours a lieu lundi 25 février. Trois catégories figurent au programme : mâles de 2 ans et plus - celle du reproducteur présenté par les Cassin ; entre 1 et 2 ans ; moins de 1 an. Un éleveur et un technicien composent le jury. Ils fondent leur évaluation sur les critères morphologiques propres à la race. A savoir « dos long et droit, gigots bien développés, aplomb », avance l’éleveur. Sans oublier bien sûr la tête de couleur rougeâtre, large et dépourvue de cornes.

L'animal n’a pas suivi de préparation spécifique. « Nous l’avons tondu en décembre. Après, il faut qu’il soit lavé et en bonne santé », souligne Michel
Cassin. Qui nourrit ses bêtes avec du foin, des tourteaux de lin et de la luzerne déshydratée. « Nos béliers ont besoin de bien s’alimenter avant, parce que sur le Salon, parfois ils perdent l’appétit, prévient l’éleveur. Ils partent beaux, mais reviennent stressés. » Par 10 jours dans la chaleur, le jour, et le froid, la nuit. Il y a aussi le bruit des appareils de nettoyage des halls dès 4 h du matin, et les sollicitations du public.

Les rouges de l’Ouest sont un peu inscrites dans les gènes de
Michel Cassin. Son grand-père était éleveur ovin. Surtout, son père Gilbert a fait partie du groupe de sélectionneurs ligériens et deux-sévriens qui, au milieu des années 1960, ont contribué à la naissance de la race. Notamment par un croisement de brebis locales avec des béliers anglais wensleydale.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Anjou Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

la phrase de la semaine

[Nous faisons] l’amer constat que la guerre des prix se poursuit entre les enseignes de la grande distribution.

La FNSEA, les JA, l’Ania et Coop de France demandent à l’administration d’« intensifier » les contrôles et de publier les sanctions prises grâce au dispositif du “name and shame”.

Le chiffre de la semaine
220
Dans le Maine-et-Loire en 2018, 220 installations ont vu le jour, dont 117 avec les aides. Pour 450 départs.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui