L'Anjou Agricole 27 mai 2020 à 19h00 | Par AA

Le tournesol, en attendant la pluie

Cette année, le tournesol a levé dans de bonnes conditions. Les agriculteurs croisent les doigts pour ne pas revivre la sécheresse de l’année dernière.

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- © Nicolas Vaillant

Dans la région, ce sont environ 40 000 ha qui accueillent du tournesol. Faisant ainsi des Pays de la Loire l’une des premières régions productrice en France.


Une culture simple
Nicolas Vaillant est agriculteur à Brain-sur-Longuené. Membre d’une SCEA avec 2 associés, il cultive 104 ha de cultures. Parmi ses champs, 10 ha sont en tournesol. Installé depuis 1997, c’est pourtant seulement depuis 2 ans qu’il en cultive. « C’est une culture qui demande peu de temps, et s’intègre bien dans les rotations », détaille-t-il. Même constat pour Thomas Baudusseau, agriculteur à Grez-Neuville, sur 100 ha : « lorsque j’ai repris 20 ha il y a trois ans, il me fallait une culture de printemps pour étaler mon temps de travail. N’ayant pas l’irrigation, le tournesol était parfait », témoigne-t-il. En effet, le tournesol résiste relativement bien à la sécheresse, bien qu’il en ait souffert l’année passée. « L’année dernière, c’était difficile, je n’ai fait que 20 quintaux », déplore Nicolas Vaillant. L’objectif des deux agriculteurs est d’atteindre près de 30 quintaux, afin de rendre rentable la culture. « Avec 20 quintaux, on rentre dans les frais, mais la marge n’est pas très élevée », confie Thomas Baudusseau.


Des oiseaux et de la pluie
Cette année, la culture se porte bien. Les semis de Nicolas Vaillant et de Thomas Baudusseau, respectivement effectués le 10 avril et le 15 avril, ont bien levé. « Il y a 2 ans, j’avais perdu 6 ha sur 8 ha à cause des pigeons. Cette année, je n’ai rien perdu », constate l’agriculteur de Grez-Neuville. Du côté de Brain-sur-Longuené, c’est presque aussi bien : « je n’ai perdu que 30 ares ». Les oiseaux sont le point faible du tournesol. « Sans ça, c’est une culture simple et agréable », résume Nicolas Vaillant. Pour la suite, les agriculeurs sont formels : « il va falloir de la pluie en juin ». Les conditions difficiles de l’année dernière sont redoutées, et, si la levée a été réussie, il serait dommageable que le stress hydrique vienne tout gâcher.

 

Article complet dans l'Anjou Agricole du 29 mai

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